La célèbre phrase de Pierre Rabhi, «  On se demande souvent quelle planète nous laisserons à nos enfants. Demandons-nous aussi quels enfants nous laisserons à la planète !  », est indiquée sur la page de garde des « Rénovateurs de la planète ». Elle résume parfaitement le but de cette série documentaire de Guillaume Allaire : éduquer et informer les enfants, dès le plus jeune âge, car ils sont le futur.

Présenté au Grand Palais lors de la COP21, le premier épisode, sur les mers et les océans, est disponible sur leur site .

Les enfants seront bientôt confrontés à un énorme chantier, explique le film. Ils devront rénover notre planète, réparer nos erreurs. Pour cela, ils doivent se creuser la tête. «  C’est un enjeu immense et il n’existe pas d’alternative entre la réussite et l’échec  », raconte la voix off, présente tout au long du documentaire.


Les jeunes, notre futur

Ce documentaire nous montre que les jeunes sont plein de ressources, de créativité et de soif d’apprendre. Ils sont aussi plein d’espoir, et ne sont pas démoralisés face à la problématique des changements climatiques, de la destruction de la biodiversité par l’homme, etc. Ils gardent espoir et «  reprochent l’inertie et le manque de réactions ici et maintenant  » des adultes.

© Les Rénovateurs de la planète © Les Rénovateurs de la planète

«  Faut que tout le monde s’y mette, sinon ça ne sert à rien  », clame un jeune plongeur face à la caméra. Pour cela, il faut donner les clefs de compréhension et d’action aux jeunes. C’est ce pour quoi milite le film : la création de projets de pédagogie ludique et attractive à propos de l’environnement.

«  Notre but, les informer des potentiels de métiers liés au climat et à l’environnement. Ces jeunes ne sont pas des spectateurs mais des (futurs) acteurs. Ils sont motivés pour choisir des filières d’études afin de pouvoir agir dans les années à venir  », indique le site des « Rénovateurs de la planète ».


L’aventure ne s’arrête pas

Les « Rénovateurs de la planète » sont actuellement en train de promouvoir leur documentaire à travers différentes actions. Christian Dias, trésorier, explique qu’ils devraient notamment s’associer à un festival «  pour parler des problématiques de la mer, à travers la projection / débat du film, des ateliers pédagogiques, et finir par un concert de Blick Bassy  ».

Blick Bassy est un chanteur originaire du Cameroun très préoccupé par la question environnementale. Il a donc décidé d’adhérer au projet des rénovateurs et de les aider dès qu’il le peut. Pour la COP22, par exemple, un autre projet est en court. «  Nous avons un projet de modules courts « les contes de Blick » pour une diffusion pendant la COP22  », indique Christian Dias.

Une partie de l’équipe. © Les Rénovateurs de la planète Une partie de l’équipe. © Les Rénovateurs de la planète

Mais les rénovateurs sont également actifs sur le terrain : «  nous sommes sur le point de finir l’épisode mer en installant, dans le port de Porquerolles, des habitats artificiels avec une caméra sous-marine 360 relié sur internet afin de pouvoir suivre l’évolution  ».

Les deux suites, sur les thèmes de la terre et de l’air, devraient suivre l’année prochaine. La priorité n’est pas encore à la réalisation de ces films pour l’association. «  Il nous faut trouver le financement pour mettre en place notre plateforme internet, ceci étant une priorité cette année  » conclut Christian Dias.