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LE NOUVEAU TESTAMENT

par LIONS CLUB AMIENS SOMME

Le 20 janvier 2019 de 15:00 à 23:59

LE NOUVEAU TESTAMENT - LIONS CLUB AMIENS SOMME

Une pièce de théâtre de Sacha GUITRY proposée par le LIONS CLUB AMIENS SOMME au profit des enfants hospitalisés en oncologie au CHU d'Amiens

L’AUTEUR : Sacha GUITRYPhoto montage S.Guitry

Sacha Guitry a été un très grand homme de théâtre, et avant tout un homme d’esprit, sensible, élégant, courtois et insolent, moralisateur, cynique et raisonneur aussi. Il est né en 1885 à Saint-Pétersbourg où son père, l’illustre Lucien Guitry, jouait chaque hiver au Théâtre Michel. Il vécut dans la capitale russe jusqu’à l’âge de six ans. Il est mort en 1957. Il commença à écrire, encouragé par sa première femme, Charlotte Lyses. Il connut quelques échecs, mais bien vite le succès arriva avec « Nono », en 1905. Il avait alors vingt ans. Il y a dans son théâtre du comique avec cette capacité sans égal à décrire son époque et les travers de ses contemporains, leur hypocrisie, leur égoïsme, l’absurdité des convenances sociales. Chacun joue un jeu de dupes et peut devenir victime de ses turpitudes. Le vaudeville est alors proche de la tragédie. En cela, lui aussi est un digne héritier de Molière. Et c’est pour cela que son théâtre défie le temps qui passe et les modes qui changent.
« Ses mises en scène étaient précises, attribuant à chacun de ses personnages la place et le mouvement, et économes. Ses décors reflétaient sa personnalité et ses goûts, ils étaient constitués de vrais tableaux, de ses propres dessins, de bibelots personnels, de meubles signés qui lui appartenaient. Il ne se laissait pas arrêter par les conventions de son temps, il les bousculait, il était lui-même avec un naturel tranquille », raconte à son sujet Jean-Claude Brialy, l’un des interprètes de l’œuvre du Maître.
Il s’est imposé en tant que comédien et auteur dramatique avec plus de cent trente pièces à son répertoire. Il a aussi réalisé une trentaine de films. « Toute sa vie il pratiqua l’amour de la tolérance et la haine de la calomnie, il fut généreux avec discrétion et rigueur », confie également Jean-Claude Brialy. Même si bien des répliques de ses pièces ont forgé sa réputation de misogyne, Guitry a souvent évoqué son amour pour les femmes (« La vie sans femme me paraît impossible ; je n’ai jamais été seul, la solitude c’est être loin des femmes »). Ses épouses, qui lui ont adressé par ailleurs pas mal de reproches, évoquent également ce besoin de séduction. Dans Faut-il épouser Sacha Guitry ?, Jacqueline Delubac écrit : « À la femme, il refuse la logique de l’esprit, pas celle du sexe ! Traduction : il ne suffit pas que la femme dispose, il faut qu’elle propose. C’est le caprice de Sacha de tout attendre du caprice des femmes » ; et plus loin : « Sacha, tu es un diable électrique ! Tu connais les escaliers cachotiers du cœur ! Les drôles de coin ! ». Geneviève de Séréville, dans Sacha Guitry mon mari, évoque les causeries de Sacha sur l’amour et les femmes et avance une hypothèse : « Parler des femmes et de l’amour n’est-il pas devenu, pour lui, une sorte de jonglerie dans laquelle son cœur ne joue aucun rôle, mais seulement son aisance dans l’ironie, son goût excessif du paradoxe ». Guitry n’était pas contre les femmes, mais tout contre !
Selon Francis Huster, « on dit souvent que Guitry est misogyne ; c’est n’importe quoi. Dans ses pièces, c’est l’homme qui trompe, pas la femme. Il était fou des femmes. Elles n’ont malheureusement jamais été folles de lui. Peut-être parce qu’il n’a jamais su les entendre, même s’il savait leur parler  ». Guitry, lui, se justifie en disant : « Tout ce mal que je pense et que je dis des femmes, je le pense et je le dis, je ne le pense et je ne le dis que des personnes qui me plaisent ou qui m’ont plu.» Ce n’est d’ailleurs pas tant avec les femmes qu’il a un problème, qu’avec le mariage : « Le mariage, c’est résoudre à deux les problèmes que l’on n’aurait pas eus tout seul » La séduction a certainement pour lui plus de charme que le quotidien à deux. Il écrit cependant : « Il faut courtiser sa femme comme si jamais on ne l’avait eue… »

L’HISTOIRE

Nous sommes dans les années 30, un médecin rédige un nouveau testament qu’il destine à son notaire. Il y expose les raisons qui l’ont conduit à modifier ses dispositions antérieures : la découverte de l’infidélité de son épouse. Il glisse le testament dans une poche de son veston. Lors de l’essayage d’un nouveau costume chez son tailleur, il va oublier ce veston en partant avec le nouveau. Le soir, l’attendent à son domicile, son épouse, un couple d’amis et leur fils qui ont été conviés à dîner et qui s’interrogent sur son retard. Un employé du tailleur rapporte alors le veston et le remet sans explications au valet de chambre. Ce veston remis d’une manière qui apparaît comme mystérieuse augmente l’inquiétude de l’épouse qui craignant un suicide, fouille les poches du veston et y trouve le testament. Bien que celui-ci soit adressé au notaire elle l’ouvre et ces quatre personnes vont découvrir ce dont elles n’auraient pas dû avoir connaissance du vivant du médecin.
Gardons le suspense pour ceux qui ne connaîtraient pas l’une des pièces les plus vachardes de Sacha Guitry. Ce dernier avait lui-même endossé le rôle de l’époux qui considère l’adultère comme « le seul moment agréable de toute son existence » au Théâtre de la Madeleine, en 1934. L’auteur dit que la vérité est parfois bonne à dire et, bon gré mal gré, peut-être faut-il s’en accommoder. À son habitude, il bouscule au passage les conventions sociales et l’hypocrisie, égratigne les méfaits du mariage et vante les bienfaits du divorce. Nous sommes en fait à une époque où le divorce n’est pas officialisé et reste donc mal vu !

Auditorium Henri DUTILLEUX

3 rue Frédéric Petit
80000 AMIENS
France

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