Un dispensaire pour Essegnon

par Maison des Etudiants du Monde

Cette collecte est terminée.

Un dispensaire pour Essegnon

par Maison des Etudiants du Monde

Cette collecte est terminée.

Marcher quatre heures dans les douleurs pour pouvoir accoucher en sécurité n'est pas vivable c'est même très souvent mortel

Présentation du projet

Nous voulons construire u dispensaire à Essegnon, car le premier centre de santé se trouve à quatre heures de marche du village et nous avions fait établir des plans et la pancarte de construction et les villageois se sont mit au travail, quand la sanction est tombée : l'Etat nous impose un plan quatre fois supérieur à ce que nous avions prévu et donc quatre fois notre budget

Les habitants d’Essegnon sont tellement heureux de pouvoir enfin bénéficier d’un centre de santé ;

Ils ont déjà tellement travaillé sur le terrain pour cette construction que nous ne pouvons pas et ne voulons pas leur dire que ceci est maintenant impossible.


Nous nous donnerons les moyens et taperons aux bonnes portes pour leur apporter ce dispensaire tellement nécessaire et attendu.

Nous comptons aussi sur vous, s'il vous plait, s pour nous aider.


Origine du projet

« Maison des Etudiants du Monde » est une association humanitaire qui a été crée en 2014,  au retour de Côte d’ivoire de notre Présidente car, à part «le plateau » qui est un quartier aisé d’Abidjan, ce pays a d’énormes besoins :

-      Il y a beaucoup d’analphabètes, chez les adultes mais aussi chez les enfants car la scolarité, les fournitures scolaires et les uniformes ne sont pas gratuits. Les écoles et les villes ne disposent pas non plus de bibliothèques.

 

-      Les orphelinats n’ont pas assez de subventions pour nourrir tous les enfants qu’ils accueillent donc encore moins pour les habiller ou les distraire. 40°/° des enfants qui y vivent sont handicapés, les gens ont tellement de mal à nourrir leurs enfants « dits normaux » qu’ils préfèrent placer leurs enfants handicapés dans ces pouponnières pour qu’ils puissent bénéficier de soins qu’eux ne peuvent pas leur apporter.

 

-      L’information ne passe pas, rare sont les familles qui disposent  de l’électricité alors la télévision est peu présente et les journaux ne sont pas achetés car ils privilégient la nourriture.

 

-      Les hôpitaux sont en manque de tout, peu de lits, pas de tables d’accouchement, peu de médicaments, aucun confort et aucune nourriture servie aux malades.

 

-      Beaucoup de villages ne disposent pas d’école et il n’y a pas non plus de dispensaire à des kilomètres à la ronde.

 

-      Beaucoup d’enfants n’ont ni vêtements, ni chaussures, pourtant pendant la saison des pluies, ils ont froid.


Elle est allée à la rencontre des villageois, dans la brousse et j’y ai vu des enfants avec la fièvre et d’autres avec de grosses infections et il n’y avait

pas d’infirmerie à moins de 7 kilomètres.

La plupart des villages ne disposent d’aucun moyen de transport et doivent donc se débrouiller en cas de blessure, maladie, infection ou accouchement pour aller au dispensaire le plus proche.

A Essegnon, pour accoucher dans un dispensaire, les femmes doivent faire 7 kilomètres.

Un camion passe une à 2 fois par semaine, voir pas du tout pendant des semaines car ils sont dépendants du temps et de l’état de la route.

Ce camion charge les femmes enceintes, comme les malades et même les mourants dans sa benne plateau avec les matériaux, les récoltes et les autres passagers avec leurs provisions.

Il roule dans des chemins défoncés pendant des heures à cause des trous et des embourbements.

Moi qui suis maman, je me rappel les douleurs des contractions et à quel points nous sommes faibles dans ces moments là et j’imagine à peine la pénibilité de ce transport dans les douleurs d’accouchement.

Mais ce n’est pas le pire, la nuit ou les jours où il n’y a aucun camion et pour pouvoir accoucher avec plus de sécurité, les femmes, en plein travail d’accouchement doivent marcher pendant environ 4 heures, malgré leurs douleurs et pour celles dont les douleurs sont insupportables on les transporte dans des brouettes et tout ceci, bien sur, sur ce mêmen unique chemin cahoteux.


Sylvie a rencontré une femme qui a perdu sa jambe car elle était blessée et que la blessure s’est infectée, le premier hôpital étant très loin ;

On ne l’y a emmenée que quand l’infection était trop importante, c’était trop tard, il a fallu l’amputer.

 

Dans les villages de brousse, le moindre bouton de moustique qu’on gratte avec nos mains transpirantes devient un énorme bouton infecté à cause de la chaleur et de la poussière, elle en a elle-même fait les frais, elle a aussi vu des blessures creusées dans la chair et des cicatrices tellement énormes et profondes.

 

La mortalité est grande surtout pour les nourrissons et les mamans mais aussi à cause de simples maladies des poumons qui se transforment en énormes infections pulmonaires mortelles par manque de soins.

 

Sylvie est rentrée en France profondément touchée par cette détresse et avec le projet d’aider ce pays qui l’a si bien accueillie,  d’ailleurs, là-bas, on ne dit pas « bonjour » mais « bonne arrivée », ça vous donne le ton de l’accueil chaleureux que vous réserve les villageois qui sont si heureux que vous veniez les voir.

 

Ils l’ont adoptée et renommée « Djayen » ce qui veut dire « bienvenue ».

 

Quand elle nous a proposé de créer cette association pour venir en aide à la Côte d'ivoire avec toutes ses photos et films à l'appui, nous avons tout de suite répondu oui et nous nous donnons corps et âmes dans ce projet de financement d'un dispensaire à Essegnon et d'autres aides aux orphelinats, hôpitaux et écoles de Côte d'ivoire.

A quoi servira l'argent collecté ?

nous voulons construire un dispensaire à Essegnon.

Un dispensaire pour que les villageois et les habitants des campements autour puissent vivre avec plus de sécurité, pour réduire la mortalité et soulager les femmes qui accouchent.

 

Nous avons commencé à faire livrer du ciment et du sable au village pour que les habitants fassent  des briques dans des moules.

 

Mais nous avons eu la mauvaise surprise d’apprendre que notre plan ne conviendrait pas, que l’Etat, même s’il ne finance aucun dispensaire ni aucune école, impose des plans d’Etat qui doivent être scrupuleusement suivis.

Quand les dispensaires ou écoles sont terminés, alors, l’Etat envoi des fonctionnaires dans les lieux.

 

Le dispensaire, que nous avions imaginé en seulement 2 pièces, devra faire environ 4 fois les dimensions que nous avions prévues.

 

Les fondations devront être très profondes et faites en une seule fois pour ne pas les fragiliser car, en Côte d’ivoire, il y a une saison des pluies très longue qui fait des ravages sur les sols.

Ils doivent, régulièrement, renflouer le sol devant l’école, parfois même on peut voir un décalage de plus de 50centimetres entre le sol et la première marche de l’école.

 

Nous n’avions pas prévu une construction aussi grande et nous ne sommes pas en mesure de réunir la somme nécessaire à ces énormes fondations.

 


des vide-greniers ne permet pas d’économiser une très grosse somme comme celle nécessaire pour faire les fondations du dispensaire, nous en aurions pour des années.

C’est pourquoi j’ai pensé à vous demander de l’aide pour le financement des fondations par le biais de ce site.

 

Les villageois ont déjà défriché le terrain, déraciné les souches et brulé les herbes arrachées.

Dans les prochaines semaines, ils vont délimiter le terrain et creuser pour accueillir les fondations et si nous ne faisons pas ces même fondations très rapidement, la nature va reprendre ses droits et le projet du dispensaire va être remit à dans quelques années et nous ne pouvons pas leur enlever cet espoir de vie meilleure, eux qui ont déjà tellement travaillé sur ce projet.

 

Pour la suite des travaux, nous continuerons à faire livrer du ciment et du sable avec les bénéfices de nos actions.

Les salles d’accueil, de vaccination et de soins seront construites petit à petit, mois après mois sans problème par les villageois.

Ils ont déjà construit, eux même, leur école avec l’aide financière d’une ONG il y a quelques années….

 

Le seul problème que nous rencontrons étant le financement de fondations trop chères pour nos maigres bénéfices.

Notre équipe

Sylvie Roubin, Présidente

Maud Bernière, secrétaire

Christian Boutry, trésorier

Et tous les bénévoles, Jackie, Myriam, Fabienne, Brigitte, Stéphane, Alain, Stéphanie, Bara, Mustapha, Marie, Yoann, Sylvie, Camille, Christophe et Astrid

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 150 euros

Maison des Etudiants du Monde