Mazahua School

Une éducation de qualité pour des enfants indiens de l'ethnie mazahua, marginalisés, au Mexique.

qui sommes-nous ?

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Notre mission

Créée officiellement en 2017, Mazahua School est une association entièrement bénévole qui travaille sur le terrain depuis 2015.


L'association s’est donnée pour objet une mission humanitaire : aider des enfants de l’ethnie mazahua au Mexique à bénéficier d’une éducation de qualité depuis l’école primaire à la fin du lycée voire à l’université, afin de leur donner les outils pour réussir et les aider à sortir de leur état de grande pauvreté. En 2015, seuls 3% des enfants indigènes au Mexique terminaient le lycée et accédaient à l'université. Certes, l’idéal serait de changer radicalement le système éducatif au Mexique, de se battre pour l’amélioration des écoles publiques et de faire des campagnes contre le racisme, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières. En aidant plusieurs enfants à poursuivre leur scolarité et à s'intégrer dans la société, l'association montrer l'exemple et faire des petits. 

 

Pour réaliser cette mission, Mazahua School s’appuie sur des Institutions partenaires, structures nationales existantes ayant déjà fait leurs preuves en matière d’enseignement au Mexique, avec lesquelles elle convient d’un accord d’assistance scolaire et financière pour plusieurs enfants. Chaque Institution partenaire met à la disposition de Mazahua School un correspondant, en principe le Chef d’établissement, qui sélectionne, en concertation avec Mazahua School,  suivant des critères convenus (situation familiale et financière notamment) un certain nombre d’enfants.


Mazahua School travaille principalement avec les enfants de l'ethnie mazahua vivant à Valle de Bravo, dans le quartier marginalisé de la Loma Bonita




Les actions de notre association

La scolarité de Lupe y Maya

En 2015, Mazahua School a lancé une première collecte de fonds afin de permettre à María Guadalupe et Mariana Evaristo Benitez, Lupe et Maya, alors respectivement âgée de 6 et 7 ans, d'intégrer une école privée bilingue espagnol-anglais, l'Escuela Valle de Bravo. 


Qui sont-elles ?

Lupe a sourire ravageur ; Maya, le charme d’une petite biche. Toutes deux sont des indiennes mazahuas, nées dans un bidonville mexicain. Elles parlent aussi bien l'espagnol que leur dialecte, une drôle de langue qui rappelle le japonais. 
Depuis la vieille Europe, on imagine que les enfants des barrios grandissent dans la violence, la drogue et l’abandon. C'est loin d’être toujours le cas. Lupe et Maya ont beau travailler le week-end dans les rues depuis leur plus tendre enfance pour vendre du bois ou des tissus brodés par leur grand-mère, ce sont des enfants aimées et entourées. Avec leur coiffure toujours impeccable et leurs bonnes manières qui en ont déjà surpris plus d'un, elles observent avec émerveillement ce qui se passe autour d'elles et ne se lassent jamais de poser des questions. Certes, elles vivent avec toute leur famille dans une seule pièce, elles mangent des tortillas matin, midi et soir et se douchent avec un seau d'eau froide, mais c'est aussi ce qui leur donne le sens des réalités et surtout de la force.
En août 2014, Lupe et Maya sont entrées à l'école, fières comme Artaban, prêtes à dévorer le monde. Mais l’école publique au Mexique, ce n’est pas une panacée: cinquante-cinq enfants par classe, souvent pas de cahier et des cours de 13h30 à 18h tous les jours. Si vous ajoutez que, selon une étude récente de l'OCDE, 17 000 instituteurs dans le pays savent à peine lire et écrire...Les chiffres sont alarmants. Sur 100 élèves qui entrent en CP, seuls 35 finissent l'école primaire. Quant aux enfants indigènes, 3% d'entre eux seulement parviennent à terminer le lycée. 
Maya et Lupe avaient beau s'appliquer à l'école, faire leurs devoirs, elles étaient d'une certaine manière déjà condamnées. Dans un pays qui enregistre parmi les plus forts taux d'inégalité au monde, pour qu'un enfant pauvre puisse s'en sortir, il n'y a qu'une seule solution: l'envoyer dans une école privée. 


Le projet
Avec le soutien de 108 parrains et marraines venus de France, du Mexique et des États-Unis, nous avons donc décidé d’aider Maya et Lupe à entrer à la Escuela Valle de Bravo, une école bilingue espagnol-anglais avec une ambiance familiale et des professeurs aussi attentifs qu’exigeants. Les propriétaires de l’école, après quatre jours d’essai, ont accepté de donner une bourse à nos deux petites protégées . 
Directeurs, instituteurs, parents d’élèves, tous sont conscients de l’importance symbolique de l’entrée de Lupe et Maya dans ce petit paradis de l’éducation. Dans une société classiste et raciste, l’arrivée de deux indiennes dans des classes où la majorité des enfants ont le teint clair et des origines européennes est un chamboulement. Mais c’est une chance pour les autres élèves de prendre si tôt conscience de la diversité.


Les premiers résultats
Deux ans plus tard, force est de constater que malgré les difficultés, l'intégration de Lupe et Maya est un succès. 
Lupe termine aujourd'hui le 2ndo grado, l'équivalent de la CE1, parmi les premières de sa classe avec d'excellents résultats. Elle a réussi à nouer de vraies relations d'amitié avec ses camarades de classe, à se faire accepter tout en assumant ses origines sociales. Pour Maya, d'un tempérament plus sauvage, l'intégration s'est faite plus difficilement. Afin de tenir le rythme scolaire, Maya a eu besoin de cours particuliers et pendant de longs mois, elle a passé la plupart de ses récréations avec les amis de sa petite soeur. Mais le sport, et surtout la danse notamment, ainsi qu'un soutien psychologique, lui ont permis de s'épanouir peu à peu et de gagner en aisance dans sa classe. 
Toutes deux adorent leur école et se sont passionnées pour l'anglais, une langue qui les a aidées à s'épanouir et à prendre confiance en elles. Elles s'autorisent aujourd'hui à rêver d'un avenir meilleur. Lupe aimerait devenir professeure ou médecin. Maya s'imagine actrice ! 
Les filles ont par ailleurs réussi à créer des ponts entre deux mondes qui ne se côtoyaient jamais. Nombre de parents d'élèves ou de professeurs se sont penchés avec plus de curiosité sur la culture mazahua de la région, ont tissé des liens d'affection avec les filles et leurs familles, ont poussé leurs enfants à prendre conscience des inégalités sociales et à respecter la différence. Nombreux sont ceux aujourd'hui qui aident, chacun à leur manière, Lupe et Maya. 


Et après? 
Il est inenvisageable de s'en tenir là. Lupe et Maya méritent de continuer leur scolarité dans cette école d'excellent niveau, de poursuivre leur apprentissage de l'anglais, et de pouvoir donner corps à leurs nouvelles ambitions. Aidons les à pouvoir s'inscrire l'année prochaine en CE2 et CM1 !



Un coup de pouce pour d'autres enfants mazahuas

L'histoire de Lupe et Maya en a fait rêver plus d'un dans le quartier et nombre d'enfants se sont autorisés à exprimer leurs ambitions. S'il est impensable pour le moment de les inscrire tous dans une école privée de bon niveau, nous pouvons en revanche leur donner le petit coup de pouce et les aider à se battre pour leurs projets. 


Qui sont-ils ?
Pour le moment, nous n'avons pu sélectionner que quelques enfants dans le besoin et très motivés afin de les aider à poursuivre leur scolarité.
- Sarahí a quinze ans et vient de terminer le collège avec une moyenne de 9,7/10. Certes, le niveau est très bas à l'école publique, et malgré ses excellents résultats scolaire, Sarahí fait de nombreuses fautes d'orthographe et a du mal à situer l'Europe sur la carte du monde. Mais elle aime apprendre et se bat pour s'en sortir. Elle rêverait d'entrer au lycée, mais ses parents, très pauvres, ne peuvent lui payer ni les livres, ni l'uniforme, ni les frais de scolarité (50 euros par trimestre). Si Sarahí arrête l'école à la fin du collège comme la plupart des enfants indiens, elle n'a aucune chance de s'en sortir. Au Mexique, même un caissier doit avoir terminé le lycée. Aidons la à poursuivre ses études !
- Mariano et Luís ont quatorze et quinze ans. Tous deux ont dû pour des raisons familiales arrêter l'école il y a plusieurs années déjà. Pour entrer à nouveau dans le système, Mariano devrait retourner en classe de CE2, avec des enfants de 8 ans ! Reprendre l'école pour eux, c'est un non sens. Ils savent lire, écrire et compter un minimum. Ce dont ils rêvent aujourd'hui, c'est d'apprendre un métier, celui de menuisier. C'est leur seul espoir de ne pas finir dans le meilleur des cas ouvrier sur un chantier, payé 50 euros la semaine pour 9h de travail par jour dans des conditions extrêmement dures. Le père de Luis est mort depuis longtemps, celui de Mariano n'a que 35 ans mais a l'air physiquement d'en avoir le double. Ces deux jeunes garçons ont repéré une petite école publique de menuiserie leur proposant une formation presque gratuite, mais ils doivent acheter tout leur matériel - outils et bois - pour pouvoir suivre les cours. 
- Carlitos et Matías sont deux frères de 6 et 7 ans. Leur père, âgé de 31 ans, vient de décéder dans des conditions tragiques à la fin du mois de janvier: une tumeur au cerveau non détectée puis mal soignée, car les Indiens au Mexique n'ont souvent pas accès au système de santé. Leur mère, Belén, se retrouve avec trois enfants sur les bras à vendre ses broderies pour essayer de survivre. Elle n'aura pas de quoi payer aux enfants l'année prochaine l'uniforme et les fournitures scolaires leur permettant de rester à l'école publique. 

Le projet
Nous aimerions aujourd'hui aider ces cinq enfants à poursuivre leurs rêves et leur scolarité. Ils n'ont pas besoin de grand-chose, mais sont pourtant sur le point de tout abandonner faute de moyens. Tous s'engagent à être assidus dans leurs études s'ils sont aidés et à présenter régulièrement leurs résultats. 


Siège social

86, rue Claude Bernard 75005 PARIS

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