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Algeria 2096, la mémoire de l'autre (Someone Else's Memory)

par MOC

Un documentaire original sur les réalités de la société algérienne et de ses diasporas, vu de Marseille

Sommaire

  1. L'actualité du film
  2. La note du réalisateur
  3. Les différents protagonistes
  4. À quoi servira l'argent collecté
  5. L'équipe
  6. Les teaser
  7. English version

1. Actualité du film

Vidéo de présentation, 2ème partie :


Lien vers des articles :

On parle du film dans le journal L'Humanité !

Un autre article dans le journal La Marseillaise !


2. Note du réalisateur

Algeria 2096, la mémoire de l’autre est un film très personnel, dans lequel j’essaie d’articuler des mots et de déclencher des conversations rares et inédites. Ce film est pour moi une “en-quête” d'identités à plusieurs voix sur ce qu’est être Algérien ou Algérienne aujourd'hui. Je mets ma ville, Marseille, à l'honneur : elle s’érige en point de départ du film, où se croisent les premiers regards et questionnements sur l'Algérie. J’interroge le parcours de ma famille, de l’Algérie à mon quartier phocéen de Noailles, un quartier iconique où plus de 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté, connu pourtant comme l'hypercentre de la ville.

J’ai construit ce film dans un but très personnel de réconciliation, afin de me réconcilier avec mes racines et ma famille, de découvrir ma vérité historique, aussi embarrassante soit-elle. Exprimé simplement, j’ai plus globalement cherché à comprendre pourquoi les Algériens sont ce qu’ils sont, qu’ils vivent en Algérie, en France ou ailleurs. 

Car l’identité algérienne d’aujourd’hui, tissée d’une histoire millénaire ancrée sur ses territoires africains, est tout autant nourrie de la résistance séculaire à la violence coloniale que de l’inscription de ses enfants de la « diaspora » au sein de la « métropole », cœur même de l’oppression coloniale.

Constantine. crédit : Yacine Helali

Pour tenter d’en rendre compte, je m’assoie d’abord avec mes amis d’enfance et mes héros, pour certains d’entre eux des artistes et des musiciens connus et respectés tels que Dj Djel et Fellagha de la Fonky Family, Imhotep, architecte musical du groupe IAM, Malek Freeman, membre fondateur du groupe IAM, le rappeur K-Rhyme le Roi ainsi que Bouga, l’auteur de la chanson mythique Belsunce Breakdown. Avec chacun d’eux, tous enfants de l’histoire algérienne, j’explore notre place particulière à Marseille à la suite de la guerre d’indépendance. Et je puise dans le berceau culturel de Marseille pour comprendre la réalité de la diaspora algérienne : pourquoi ne nous voyons-nous pas comme les enfants de cette histoire-là, mais uniquement comme les enfants de notre ville bien-aimée, Marseille ? Pourquoi le vécu des Algériens de France a-t-il historiquement résonné si difficilement avec celui de leurs familles du « bled » ?

Manifestation Alger, 29 Juin 1992. Crédit photo : Kamar Idir

Afin d’essayer de répondre à ces questions, ma démarche a moins été celle d’un enquêteur scientifique que celle d’un observateur impliqué par sa propre trajectoire de vie. J’ai ainsi partagé un café avec  Mamie Marthe Cohen, une juive algérienne avec qui j’évoque la vie entre juifs et musulmans à l’époque de l’Algérie française, dans sa ville natale de Blida. J’ai aussi parlé avec Nassera Dutour et avec d’autres mères de personnes portées disparues pendant la « décennie noire » des années 1990. J’ai rencontré des dissidents notoires exilés, d’habitude très discrets envers les médias, qui ne peuvent plus se permettre d’aller en Algérie. Avec eux en particulier, j’ai exploré les questions restées en suspens après les années de sang. Comme avec les rares militants, algériens et français, ayant alors dénoncé les violations des droits de l’homme, perpétrées aussi bien par les groupes armés se réclamant de l’islam que par les forces de sécurité. 

Et depuis février 2019, dans les rues d’Alger et de Constantine, j’ai participé activement au hirak, la « révolution du sourire », avec des millions d’autres manifestants. Ce qui m’a permis d’aborder dans ce film les gens dans la rue pour échanger sur la réalité de la vie en Algérie, au-delà des clichés. Ce moment historique a été un vrai tournant, pour le plus grand bien du film que je réalisais, car les gens étaient plus enclins à s’exprimer devant la caméra.

Dans l’ensemble, le film est un travail de mémoire présenté dans le style d’un « kaléidoscope cinématographique », basé sur des interviews éclectiques, des séquences poétiques et une voix off retraçant mon monologue intérieur. À travers des plans singuliers et stylisés de « mon Marseille » et de l’Algérie en parallèle, je veux évoquer mon enfance, les anecdotes, les rêves et les aspirations, les succès et les moments plus tristes. Les défis également auxquels les gens de ma condition font encore face ainsi que les luttes menées, de part et d’autre de la Méditerranée. Le fil narratif du film se veut fluide comme la mer, allant et revenant entre Marseille et l’Algérie, portant une variété d’artefacts, mêlant archives familiales, photographies intimes, poésies et musiques locales, urbaines et traditionnelles. J’ai souhaité donner une voix aux histoires des miens en combinant les photographies et les souvenirs de notre trajectoire de l’Algérie à Marseille. En montrant aussi comment, du chaos, est né un art singulier et original. 

En tant que réalisateur, je souhaite surprendre mon audience ainsi que moi-même : montrer des aspects du peuple algérien que l’on n’imagine même pas. Ce que les Algériens ont vécu et ce qu’ils vivent encore : leurs espoirs et leurs aspirations en tant que peuple et diaspora. Je souhaite que ce film parvienne à transmettre leur foi en l’humanité, car je crois qu’ils ont démontré par le passé et démontrent aujourd’hui encore une grande résilience et une grande ingéniosité face à des événements dramatiques. Algeria 2096, la mémoire de l’Autre est, à mes yeux, partie intégrante de ce mouvement pour la justice et la paix en Algérie qu’est la « révolution du sourire ». Ce projet pose la question d’une histoire confisquée et cachée, assurément encore à écrire. Il veut répondre à ce besoin personnel et néanmoins partagé de sortir des tabous et des silences. C’est une réflexion plurielle, qui veut servir les individus, Algériens et non-Algériens, pour un avenir meilleur. Alors, parce que jamais un documentaire n’a été réalisé sur l’ensemble de ces questions, avec ces influences particulières pour donner au film une âme véritable, je ressens l’urgence de conter cette histoire, notre histoire.

Pourquoi Algeria 2096 ? Parce que le film se veut une projection vers le futur de l'Algérie, un futur qui semble lointain a priori, à une époque où les gens de ma génération ne seront très probablement plus vivants. C'est une capsule envoyée du passé, notre présent à nous, pour les générations futures, les enfants d'aujourd'hui.


Papy Francois, ancien parachutiste durant la Guerre d'Algérie

Rabha Attaf, journaliste d’investigation

Rabah C., habitant de Blida durant la décennie noire

Jean-Baptiste Rivoire, rédacteur-en-chef adjoint de l’émission « Spéciale Investigation », Canal +

Tarek Zidani, maître de conférence en Histoire arabe de l'Algérie, Université de Constantine

François Gèze, ancien directeur des éditions « La Découverte »

Karima Lazali, psychanalyste)

Tassadit Yacine, spécialiste du monde berbère, directrice d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales

Abdesellam Souiki, islamologue

Elaine Mokhtefi, militante et autrice algérienne et américaine

Youcef Mabrouk, résistant algérien emprisonné durant la bataille d’Alger

Marthe Cohen, retraitée juive algérienne, native de Blida

Nassera Dutour, fondatrice du collectif des familles de disparus en Algérie

Khaldi Ghali, ami marin

Kamar Idir, photographe documentaire algérien exilé

Bouga, chanteur de Belsunce Breakdown

Djel, DJ de la Fonky Family

Imhotep, architecte musical du groupe IAM

Freeman, membre fondateur du groupe IAM

K-Rhyme le Roi, représentant emblématique du rap marseillais

Malek Bensmail, réalisateur  documentaire algérien

Slimane Dazi, acteur

Ali Bougheraba, comédien et metteur en scène marseillais


4. À quoi servira l'argent collecté ?

Tournages et interviews restants : 5900€

Studio montage FCPX : 3800€

Créations visuelles autour des archives : 950€

Post-production son (mixage) : 1100€

Étalonnage : 1050€

Création musicale originale : 1200€

Malek Freeman, ancien membre du groupe IAM. Crédit photo : Jeff Gottlieb.

5. Notre équipe


Yacine Helali : Auteur-réalisateur 

Maria Zidani : Productrice

Gauthier Hesse : Monteur

Hey Myshko : Étalonneur

Charlie Raud : Graphiste

Youcef  Khemane - Yacine Helali - Sylvain Robineau - Raphael La Marca - Charlie Raud : Chefs opérateurs

Khéridine Mabrouk - Yazid - Badawi : Cadreurs 

Dan Cissokho - Fabien Tahar Guenaoui : Technicien de plateau 

Nassim Azouz : Communication

Guy Austin : Consultant développement

Comité scientifique : 

-Tassadit Yacine (directrice d'étude EHESS / membre du laboratoire d'anthropologie sociale du collège de France)

- Véronique Nahoum-Grappe (chercheuse EHESS, centre Edgard Morin)

- François Gèze (ancien directeur des Éditions La Découverte)

Le résistant algérien Youcef Mabrouk. Droits réservés.

6. Les teasers du film :


- Teaser 1 avec DJ Djel de FONKY FAMILY


- Teaser 2 avec le réalisateur Malek Bensmail


- Teaser 3 avec la psychanalyste Karima Lazali


- Teaser 4 avec la journaliste d'investigation Rabha Attaf


- Teaser 5 avec Imhotep, l'architecte musical du groupe IAM


- Teaser 6 avec Malek FREEMAN, ancien membre du groupe IAM



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7. English Version

An original documentary on the realities of the Algerian society and its diasporas, seen from Marseilles.
Director's Statement ‘Algeria 2096, Someone Else’s Memory’ is a very personal film in which I try to articulate words and trigger rare, unthinkable conversations. For me this film is a search for meaning, identity and truths, made up of many voices on the question of what it is to be Algerian today. I celebrate my native town, Marseille: it represents the starting point of the film, in which the first questions and perspectives on Algeria are crossing.

I question my family’s trajectory, from Algeria to the iconic neighbourhood of Noailles in Marseilles, in which more than 40% of the population lives below the poverty line. Yet it is also known as the hyper-centre of the city.

I have conceived this film with reconciliation in mind. Reconciling myself with my roots and my family, discovering my historical truth, even if embarrassing. Simply put, I’m trying to understand more globally why Algerians are who they are, whether they live in Algeria, in France, Marseille or elsewhere.

Because Algerians identities today, woven into milenary history and steeped into African territories, is equally nourished of secular resistance to colonial violence as well as the inscription of its children of the diaspora within the French ‘’metropolis’’, at the heart of colonial oppression. 

The city of Constantine, Algeria. Credit: Yacine Helali

In an attempt to explore this, I first sit down with my childhood friends and my heroes, some of them famous and respected artists and musicians such as Dj Djel and Fellagha from the Fonky Family; Imhotep, the musical architect from IAM; Malek Freeman, a founding member of IAM; hip-hop figure K-Rhyme le Roi as well as Bouga, author of the iconic song Belsunce Breakdown. With each one of them, all children of Algerian History, I explore our particular place in Marseilles following the Algerian War of Independence. And I drew upon Marseilles’ cultural cradle in order to understand the reality of the Algerian diaspora: why do we not see ourselves as children of this particular History, but rather only as children of our beloved city of Marseilles? Why have historically life experiences of French Algerians hardly resonated with these of Algerians back home? 
To try and answer these questions, my approach has less been that of a scientific investigator than that of an observer involved through my own life trajectory. 

Thus I share a coffee with Grandma Marthe Cohen, an Algerian Jew with whom I discuss life between Jews and Muslims at the time of French Algeria, in her native city of Blida. I also speak with Nassera Dutour and other mothers who have had their family members go missing during the Black Decade of the 1990s in Algeria. I meet notorious dissidents in exile, who usually shy away from the media and who cannot afford to go back to Algeria. Particularly with them, I explore questions that have remained unresolved following the Black Decade. I do this with them and also with the rare activists, Algerians and French, who denounced human rights violations committed by armed groups claiming to be Islamic as well as those belonging to security forces. 

Demonstration in Algiers against the assassination of President Boudiaf. 1992. Credit: Kamar Idir.

And since February 2019 I have actively participated in the Hirak in the streets of Algiers and Constantine, also known as the Revolution of Smile, with millions of other protesters. This has allowed me to approach people in the street for this film in order to discuss the reality of life in Algeria, beyond stereotypes. This historical moment has been a real turning point, for the greatest benefit to the film we’re making, because people were more inclined to express themselves in front of the camera. 

Overall, the film is a work on memory presented in the style of a ‘cinematic kaleidoscope’, based on eclectic interviews, poetic sequences and a voice-over tracing my internal monologue. Through singular and stylised shots of ‘’my Marseilles’’ and Algeria in parallel, I want to evoke my childhood, the anecdotes, the dreams and aspirations, the successes and the sad moments. The challenges also to which the people of my condition are still facing, as well as the struggles led on both sides of Mediterranea. The narrative thread of the film is meant to be as fluid as the sea, coming and going between Marseilles and Algeria, bringing a variety of artefacts, mixing family archives, private photographs, local poetry and music, urban and traditional. 

I wish to give a voice to the stories of my people by combining the photographs and memories of our trajectory from Algeria to Marseilles. By showing also how a singular and original art was born from chaos. As a film director, I want to surprise my audience as well as myself: to show aspects of the Algerian people that we don’t even imagine. What Algerians have been through and what they’re still experiencing: their hopes and aspirations as a people and as a diaspora. I want this film to succeed in passing on their faith in humanity, because I believe that they have demonstrated in the past and to this day again that they have a great resilience and resourcefulness in the face of dramatic events. 

Algeria 2096, Someone Else’s Memory is in my eyes an integral part of this movement for peace and justice in Algeria, called the Revolution of Smile. This film poses the question of a confiscated and hidden History, still to be written. It’s meant to address this inner need, personal yet shared with everyone, to leave behind taboos and silences. This is a plural reflection which aims to serve the individuals, Algerians and non-Algerians, for a better future. 
Therefore, because never before a documentary has been made on all these questions and with such particular influences to give the film a true soul, I feel the urgent need to tell this story, our story.

How will the money raised be spent?

Shooting the last sequences and interviews: 5900€

Film editing on FCPX: 3800€

Visual creations: 950€

Sound mixing: 1100€

Film grading: 1050€

Original music composition: 1200€

Singer Malek Freeman. Credit: Jeff Gottlieb

Our Team

Yacine Helali : Writer - Director 

Maria Zidani : Producer

Gauthier Hesse : Editor

Hey Myshko: Color grading

Charlie Raud: Graphic Design

Youcef  Khemane - Yacine Helali - Sylvain Robineau - Charlie Raud : Directors of photography 

Khéridine Mabrouk - Yazid - Badawi : Cameramen 

 Dan Cissokho: Film Technician 

 Guy Austin: Film Consultant 

Scientific Committee: 

-Tassadit Yacine (Research director in the ''School of Social Sciences'' (EHESS), Paris - France / Member of the Social Anthropology Lab in 'Collège de France')

- Véronique Nahoum Grappe (Researcher in the ''School of Social Sciences'' (EHESS), centre Edgar Morin )

- François Gèze (former Director of the publishing company " La Découverte")




Youssef Mabrouk, Algerian resistant. Rights reserved.

Donner 5 euros

Un e-mail de remerciement

Donner 10 euros

Visionnage du film en HD sur une plateforme de streaming

Donner 20 euros

contrepartie précédente + 3 cartes-postales du film

Donner 30 euros

contrepartie précédente +votre nom au générique

Donner 50 euros

contrepartie précédente + affiche dédicacée du film

Donner 100 euros

contrepartie précédente + Votre nom sur le site web du film

Donner 250 euros

contrepartie précédente + coffret cadeau sur le thème de l'Algérie ( livres et photos)

Donner 1000 euros

contrepartie précédente + Projection privée suivie de débat

Donner 2000 euros

contrepartie précédente + stage pour apprendre à réaliser un documentaire

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