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GARANTIR L'ALIMENTATION POUR SAUVER LE MAKAY

par Naturevolution

GARANTIR L'ALIMENTATION POUR SAUVER LE MAKAY - Naturevolution

- Dans un contexte de pénurie alimentaire extrêmement sévère touchant tout le sud de Madagascar lié à une sécheresse inédite et à une situation économique catastrophique, nous souhaitons - grâce à des rizières et potagers écoles, des greniers communautaires et des cantines scolaires - préparer l'agriculture de demain permettant de lutter contre l'aggravation constante de l'insécurité alimentaire dans le Makay, une priorité pour protéger les forêts du massif.


Cette campagne met en particulier l’accent sur le développement d’un système de riziculture innovant, moins gourmand en semence, en eau et offrant de bien meilleurs rendements. 🌾🌾🌾🌾🌾🌾🌾🌾🌾🌾🌾🌾

🌱 NOUS VOUS PROPOSONS ICI DE PARTICIPER AU FINANCEMENT D'UN PROJET PILOTE DANS LE VILLAGE D'AMBALAMANGA 🍚🍚🍚🍚🍚🍚🍚🍚🍚, UN DES VILLAGES LES PLUS TOUCHÉS PAR LE MANQUE D'EAU ET L'INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE


A l’été 2021, la situation alimentaire à Madagascar - en particulier dans le sud - est extrêmement préoccupante : 1,35 millions de malgaches sont déjà touchés par la famine et 500 000 autres sont menacés dans les prochains mois.

Les causes de cette famine sont multifactorielles :

Sociale et agricole - Le riz, aliment de base de la population malgache est, bien souvent, considéré comme le seul aliment véritablement nutritif. La très grande majorité des parcelles agricoles lui est donc dédiée, ce qui rend la population malgache largement dépendante d’une production rizicole pourtant très vulnérable aux maladies, aux aléas climatiques et nécessitant énormément d’eau.

Climatique et écologique - Or le sud de Madagascar subit depuis 4 ans une sécheresse sans discontinuer, accentuée par le changement climatique. Et le début de l’année 2021 a également été marqué par une destruction de 60% des récoltes agricoles à cause des tempêtes de sable et des invasions de criquets de plus en plus fréquentes.

Économique - De plus, le cours du riz varie de façon saisonnière partant d’un niveau relativement bas à chaque période de récolte - durant laquelle l’essentiel de la production est destiné à l’autoconsommation et le reste est vendu ou retenu à des fins d’ensemencement - et atteignant des sommets inabordables pour beaucoup (jusqu’à +250%) à chaque période de soudure - durant laquelle les gens n’ont plus de stocks et cherchent à s‘approvisionner ailleurs.

Dans ce contexte, les villageois sont contraints de plus en plus fréquemment de prendre le chemin de la forêt pour trouver de quoi se nourrir et survivre. Et ces installations temporaires mais de plus en plus durables et régulières de groupes de villageois dans les forêts du Makay - déboisant des parcelles entières et prélevant lémuriens, tubercules, palmiers et bois de chauffe - constituent aujourd’hui le plus grave impact sur les habitats naturels sensibles et la biodiversité unique de cette région.

Nous pensons qu’il est possible de garantir la sécurité alimentaire des communautés humaines du Makay et donc de stopper la déforestation et éviter le braconnage de subsistance :

  1. en enseignant de nouvelles techniques de riziculture offrant de meilleurs rendements tout en diminuant les besoins en eau et en semences 
  2. en utilisant des variétés de riz plus résistantes et résilientes
  3. en maîtrisant mieux les stocks afin de garantir un cours du riz stable 
  4. En diversifiant les cultures pour réduire la dépendance au riz
  5. en enseignant le goût d’autres aliments et en sensibilisant à leurs apports nutritionnels.

 C’est pour répondre à tout cela que nous avons développé le projet “Graines de changement”.

Mais dans cette campagne, nous proposons de traiter spécifiquement du point n°1 et de vous présenter notre projet de développement d’un système de riziculture innovant.


Le Système de Riziculture Intensive (ou SRI), mis au point à Madagascar en 1983 par le Père Henri de Laulanié, est une méthode culturale innovante qui permet d’améliorer considérablement les rendements (jusqu’à x10) sans avoir besoin de recourir à l’achat d’intrants souvent onéreux et difficilement accessibles aux petits paysans, tout en réduisant la consommation d’eau et les émissions de méthane.

Cette méthode est basée sur :

  • le repiquage précoce - Des essais ont montré que plus tôt un brin de riz est repiqué, plus le nombre de rejetons augmente. Un brin peut alors donner jusqu’à 80 rejetons, et même plus, ce qui permet donc non seulement d’augmenter la productivité mais aussi de diminuer le nombre de semences à garder pour le cycle suivant et de réduire la durée des cycles de culture (de 150j à 120j).

  • la captation de l’azote via la rotation des cultures - La réduction de la durée des cycles de culture consécutive au repiquage précoce permet de faire pousser d’autres plantes entre les cycles de riz annuels, notamment des légumineuses. Ces dernières, au-delà de fournir de nouvelles ressources alimentaires, favorisent la captation de l’azote de l’atmosphère et sa libération dans le sol lors de la décomposition des résidus de ces légumineuses, permettant au riz de mieux se développer.

  • l’irrigation par intermittence - Contrairement à ce que peut laisser croire la technique traditionnelle noyant les cultures de manière quasi permanente, le riz n’est pas une plante aquatique mais se développe bien mieux avec une gestion alternée et mesurée de l’eau. Outre le bénéfice en termes de productivité, cette alternance permet de consommer jusqu’à deux fois moins d’eau.

En combinant ces actions, dans des conditions optimales, la productivité d’une parcelle peut atteindre jusqu’à 20 tonnes/hectare tandis que la méthode traditionnelle n’atteint bien souvent que 2 tonnes/hectare.

Par ailleurs, tandis que les techniques rizicoles traditionnelles sont fortement émettrices de méthane - puissant gaz à effet de serre - (de l’ordre de 7,45 kg CH4/Ha/jour) du fait de la décomposition anaérobique de la matière organique dans les parcelles de riz inondées, le SRI permet, lui, de réduire considérablement ces émissions grâce à un cycle de culture plus court, l’irrigation intermittente des parcelles et une utilisation de compost comme fertilisant naturel. La quantité de méthane émis s’en retrouve quasiment divisée par 10 : de l’ordre de 0,84 kg de CH4/Ha/jour (FAO - 2010). Le SRI est ainsi une agriculture participant à l’atténuation du changement climatique.
Pour en savoir plus sur le système de riziculture intensif à Madagascar (vidéo)


La rizière école se veut avant tout un espace d’échanges entre techniciens, agriculteurs et villageois avec pour principal objectif de sensibiliser et convaincre le plus d’agriculteurs possible de l’intérêt de ces nouvelles pratiques. Il est notamment question d’illustrer le gain en rendement afin que l’ensemble des rizières du village puissent être cultivées avec cette technique. Pour y parvenir, en collaboration avec l’association spécialisée Tefy Saina, nous procédons par étapes :
  1. Diagnostic préalable : 2 technicien·nes spécialisé·es, accompagné·es de notre chef de projet "sécurisation alimentaire", réalisent un diagnostic dans le village bénéficiaire, présentent la méthode de riziculture aux habitants et recensent les villageois intéressés à tester la méthode sur leur parcelle.

  2. Formation initiale : Une fois les conditions locales réunies et l’adhésion des villageois obtenue, les 2 technicien·nes spécialisé·es proposent une formation de 5 jours à l'ensemble des agriculteurs inscrits allant de la préparation des semences à la physiologie du riz en passant par la préparation de la pépinière, l'irrigation ou encore l'amendement du sol.

  3. Préparation des parcelles : Une fois formés, durant 8 jours, chacun des villageois prépare le sol et réalise le repiquage dans sa propre parcelle sous les conseils des 2 technicien·nes.

  4. Sarclage : Quelques 10 jours plus tard, à l'aide de sarcleuses fournies par Naturevolution, c'est au tour d'une nouvelle étape essentielle d'être réalisée par les agriculteurs durant 2 semaines : l'arrachage des herbes indésirables dans chaque parcelle.

  5. Suivi et entretien : 2 missions de suivi et d'entretien de 4 jours chacune sont réalisées quelques semaines plus tard sur les parcelles du village par les 2 technicien·nes.

  6. Récolte et mobilisation : 3 mois après la formation initiale, c'est déjà l'heure de la récolte, du constat de l'efficacité de la technique et de la mobilisation des agriculteurs non encore inscrits pour le prochain cycle de culture.

Le coût de mise en place de cette nouvelle technique rizicole dans un village est de près de 7 000€.

Il permettra de financer les salaires du chef de projet, des formateurs et techniciens spécialisés, le matériel nécessaire et les frais de déplacement des équipes.

Échelle de financement :

  • 10€ : 1 jour de mission du technicien spécialisé
  • 150€ : 15 sarcleuses pour un village
  • 200€ : 1 mois de salaire du chef de projet

Cette campagne vise à financer la mise en place d’une nouvelle technique rizicole dans le village d’Ambalamanga à l’extrémité sud du Makay, un des villages les plus touchés par la baisse des précipitations et de ce fait dans l’incapacité de produire du riz depuis déjà plusieurs années.

Cette localité qui compte près de 150 habitants dont la moitié d’enfants est située en bordure d’un des plus vastes bassins versants forestiers du Makay. Il fait donc partie des sites prioritaires de notre projet de sécurisation alimentaire.

Ce projet bénéficiera :

  • à l’ensemble des villageois qui pourront profiter des formations gratuites délivrées par les techniciens/formateurs employés par l’association et ainsi durablement améliorer le rendement de leurs propres parcelles
  • aux écoliers qui profiteront des repas de la cantine scolaire alimentée par le riz produit ainsi que par les légumes et fruits du potager.

Parce que vous souhaitez :

  • participer à la sauvegarde de la biodiversité
  • contribuer au développement d’un modèle agricole plus durable
  • lutter contre la famine et la malnutrition

Naturevolution, à l’origine de la créa­tion de la Nouvelle Aire Protégée du Makay, travaille sans relâche depuis 12 ans à la protection de ce refuge de biodiversité exceptionnel et à l’amélioration des conditions des communautés alentour
.

Afin de répondre à l’ensemble des menaces qui pèsent sur le massif, sa biodiversité et ses populations, l’association déploie un écosystème d’initiatives complémentaires allant de la sensibilisation, à l’aide humanitaire, en passant par la diversification agro-écologique, le développement d’alternatives économiques durables telles que l’écotourisme, mais aussi la recherche scientifique et la reforestation.

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 200 euros

Donner 500 euros

Donner 1000 euros

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