I GUERRIERI - Les Guerriers

par PARFUMS D'ITALIE

I GUERRIERI - Les Guerriers

par PARFUMS D'ITALIE

UNE FAMILLE DU SUD D'ITALIE EN ORDRE DE BATAILLE POUR AFFRONTER LA MALADIE DE PARKINSON. Soutenez ce combat!

Présentation du projet

I GUERRIERI (Les Guerriers) est un film documentaire de Loredana Acquaviva sur la maladie de Parkinson et son impact

sur les patients et leur entourage.


Origine du projet


Synopsis

 

C’est l’histoire d’une famille du sud de l’Italie réunie autour du lit de Mario, son patriarche, dans le stade final de la maladie de Parkinson dont il est atteint depuis 20 ans.

C’est mon père. Ma famille. C’est un mal qui ne peut être guéri mais qui peut être ralenti : discuter, compter, chanter, rire même… empêche l’esprit de sombrer.

Deux ans sont passés depuis son entrée à l’hôpital, quatre fois sa fin nous a été annoncée… la mort contrariée habite nos armoires.

Mais Mario est un vrai guerrier. Armé de son intense amour pour la vie, il nous donne envie de nous battre à ses cotés même si ce n’est pas facile. Car si dans la chambre la famille fait bloc, à la maison tout se délite depuis qu’il n’est plus là. C’est une histoire intime mais c’est aussi celle de tous ceux qui aident un proche à se battre contre une maladie incurable.



Note de la réalisatrice

 

La maladie de Parkinson me touche particulièrement car mon père en a été atteint pendant 20 ans. On sait peu de choses sur cette maladie qui est beaucoup moins médiatisée qu'Alzheimer.

 

La maladie de Parkinson est une pathologie chronique neuro-dégénérative, évoluant lentement, qui touche le système nerveux central, et ce, de façon diffuse. Les malades sont la plupart âgés mais elle atteint de plus en plus de jeunes adultes. Souvent maladie rime avec solitude et isolement. Avec ce film, je veux donner une visibilité à ces gens autour de nous qui disparaissent silencieusement.  

Mon père, Mario Acquaviva, a toujours été doté d'une grande force de vie. La maladie de Parkinson a été diagnostiquée chez lui à l’âge de 56 ans et même s’il a été pris en charge immédiatement, la maladie a fait son chemin. Il n’existe aucun remède pour ce mal mais on peut ralentir son évolution.

 

Mon père a vécu deux ans en phase terminale et son état s’est amélioré au cours de la deuxième année. 

Je suis convaincue que la manière dont il a été entouré par sa famille et son incroyable force de vie y sont aussi pour beaucoup : mon père n’a jamais cédé à la maladie.

 

J’ai filmé pendant les deux années de son hospitalisation. J’ai été frappée par la force de ma famille, par l’énergie qu’elle parvenait à insuffler à Mario et qu’il leur insufflait à son tour. C’est en observant chaque jour ce qui se jouait dans la chambre d’hôpital, ce combat permanent et cette mise en scène renouvelée des petits quotidiens que je construis mon film. Chaque geste, chaque parole surgissent dans un unique élan pour aider Mario à vivre. Son duel avec la mort devient le leur, le nôtre car les épreuves que cette famille rencontre résonnent en chacun de nous. J’ai eu envie de partager ce moment de vie de manière à encourager, soutenir tous les gens qui, comme nous, ont vécu ou vivent une situation similaire.




Le début

C’était la période de Noël 1987.

Je me souviens que mon père avait un manteau gris et la barbe un peu longue lorsque nous avons quitté Trani, dans le sud de l’Italie. C’était la nuit et je portais mon pyjama rose.

Assise entre ma sœur et mon frère déjà endormis, je regardais mon père conduire son Opel Ascot jaune, il chantait sur la voix d’Adriano Celentano.

La voiture était très chargée et l’espace entre les corps réduits. Nous allions ouvrir notre petite entreprise familiale : un café, à Siziano, un petit village à mi chemin entre Milan et Pavie.

Je ne savais pas le bouleversement que ce déménagement allait signifier dans notre vie.

Parfois le regard de mon père croisait le mien dans le rétroviseur. C’était le regard d’un guerrier, je pouvais y lire sa détermination. Une fois de plus, il nous entraînait à sa suite dans un nouveau et difficile projet…

Pendant toutes ces années où il s’est su atteint, il est toujours resté debout, faisant face à la maladie. Mais il y a deux ans, il a eu un accident grave qui annonçait le combat ultime. C’est le dernier stade de la maladie, celui de l’envahissement, celui où la personne atteinte ne peut plus dominer les symptômes du Parkinson.

La façon de réagir de mon père et celle de ma famille m’a énormément frappée.

En observant ma mère, mon frère et ma sœur autour du lit de mon père, j’ai eu l‘envie de filmer cette famille du sud qui se met en marche, unie, pour transcender cette réalité si cruelle.

…Après vingt-cinq ans, c’est comme si à nouveau nous étions assis dans la même voiture, serrés les uns contre les autres plongeant dans l’inconnu avec les chansons d’Adriano Celentano sur les lèvres.

Et nos regards se croisent, toujours aussi complices. 

Au delà de ma famille et de son intimité, c’est une histoire universelle que je veux raconter : celle d’un combat avec une maladie et un combat pour la vie laissant des blessures inguérissables sur ceux qui le mènent, même s’ils montent au front avec le sourire.


 

Les personnages

 

Mario : Mon père est un bolide lancé à vive allure.

Il est petit avec un corps musclé et les cheveux blancs. Ses yeux marron sont incroyablement expressifs. Il ne parle pas beaucoup et sa devise préférée est « Le travail rend l'homme digne » ! Mario adore la vie, il est infatigable. Il a une immense envie de faire et c’est difficile de le suivre tout le temps. C’est un homme fort, un peu tyrannique sur les bords : il faut toujours faire comme il veut. Quand Maria, ma mère, est fâchée, il compte jusqu’à trois pour la faire rire. Il gagne toujours. De sa vie, il n’a pleuré que deux fois : le jour où son père est décédé et le jour de son hospitalisation. C’était le début d’un nouveau défi.

 

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Maria : Ce petit bout de femme aux cheveux courts blonds oxygénés est une « mammà » du sud d’Italie éduquée pour devenir la parfaite « femme au foyer ». Le cours de sa vie a basculé à l’annonce de la maladie de son mari. Mariée depuis 45 ans, ma mère a voué les 20 dernières années à accompagner et soutenir mon père avec un courage exceptionnel.

 

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Gerry : Quand son père est tombé malade, Gerry s’est retrouvé face à un choix : fermer le bar ou continuer. Le café représente beaucoup pour toute la famille et il a décidé de le reprendre pour le plus grand bonheur de son père. Parfois, ce garçon joyeux qui a toujours envie de plaisanter est étouffé par les responsabilités.

 

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Carmen a toujours suivi les conseils de ses parents. Elle se devait d’être la fille parfaite, la fille qui ne pouvait pas décevoir. Elle l’est restée. Elle s’est mariée très jeune puis a eu deux enfants, Marco et Claudio. Son père est l’homme qui l’a toujours le plus soutenue. Depuis qu'il est à l’hôpital, elle s'est séparée de son mari et voit son existence sous un autre jour.

 

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Loredana 

Je me rappelle de cet événement lors du voyage vers Siziano, alors que nous étions à la hauteur de Rimini et que la route devenait difficile à cause des Apennins. Le regard de mon père commençait à trahir sa fatigue, il ne chantait plus. La tête de ma mère, endormie, se penchait en arrière et en avant. J’essayais de regarder les étoiles par la fenêtre du coté de ma sœur mais, dès que je m’inclinais trop sur elle, elle me repoussait. Je la regardais ronfler et je m’ennuyais quand soudain la voiture commença à se déporter sur la droite. Mon père ralentit et trouva un coin où s’arrêter. Tout le monde se réveilla. Nous étions dans un virage au milieu de la pente. Le panorama était beau, le village en contrebas était tout illuminé.

À coté de la voiture, mon père, les bras au ciel, vociférait des gros mots que j’entendais à peine car ils étaient assourdis par les fenêtres fermées. La roue arrière droite avait explosée. Ma mère descendit pour l’aider. Ils cherchèrent les manteaux et une couverture. Quelques minutes après, elle ouvrit la porte et demanda à Carmen et Gerry de descendre pour les aider puis elle m’ordonna de rester dans la voiture et ferma la porte. Du siège arrière, à travers la vitre, je voyais le reste de ma famille qui déchargeait doucement les mille bagages du coffre soigneusement organisé pour récupérer la roue de secours et alléger la charge du véhicule. Mon père passait les bagages à ma mère, ma mère à ma sœur et ma sœur à mon frère qui formait une muraille pour créer une protection des autres voitures. Nous avions peur. Mon père bougeait vite. Il utilisait le cric pour lever la voiture et moi, à l’intérieur,  je sautais à chaque poussée. Ma mère me surveillait en me répétant : « Lori dort, allonge toi et dort ! »  Mais je ne pouvais m’arrêter d’observer leurs gestes attentifs, leurs regards concentrés, leurs paroles étouffées et cette incroyable force qu’ils dégageaient. Une fois la roue remplacée et les bagages repositionnés, ils remontèrent dans la voiture, transis par le froid. Mon père alluma le moteur et la musique d’Adriano Celentano repartit avec nous. Des années plus tard à Siziano, ma mère a voulu qu’au delà des obligations liées au café je continue mes études, à l’inverse de ma sœur et de mon frère qui n’ont pas eu cette opportunité. Je suis toujours restée un peu à la périphérie du cercle familial et de ce qui se construisait jour après jour dans le bar. Ma mère, Carmen et Gerry m’ont sans cesse dit que je ressemblais beaucoup à mon père, que j’ai la même personnalité volontaire et qu’il m’a transmis sa passion du travail et son amour des défis. À vingt trois ans, je suis partie en France terminer mes études de théâtre et tenter ma chance. L’éloignement a donné de la distance à mon regard.


Aujourd’hui, c’est comme si j’étais de nouveau derrière la vitre de l’Opel, les observant unis face à l’adversité en même temps que je vois leurs vies basculer entre deux passages à l’hôpital. C’est une double bataille que j'ai filmé avec mon regard « un peu en marge » : à l’hôpital et dans l’intimité.

Je montrerai le combat contre parkinson mais aussi son envers, les dommages sur les proches.

C’est une famille qui se bat pour gagner un peu de vie, c’est ma famille, les épreuves qu’elles rencontrent résonnent en chacun de nous.


 

A quoi servira l'argent collecté ?

Avec 5000 euros votre soutien nous permettra de :

- Faire le montage son et le mixage du film

- Étalonner l’image du film sur deux jours

- Faire les versions sous-titrées française et anglaise

- Fabriquer un master HDCAM ainsi qu'un DCP pour la projection en salles

- Fabriquer des DVD et Blu-ray

- Organiser les avant-premières en France, en Italie et en Angleterre

 

Avec 10 000 euros nous aurons les moyens de verser les droits d'auteurs des oeuvres cinématographiques et musicales presentes dans le film. Organiser davantage de projections en France, en Italie et en Angleterre afin de sensibiliser le plus grand nombre à cette maladie et à son impact sur l'entourage du malade.





La Réalisatrice

Loredana Acquaviva a étudié à l’École internationale de Théâtre de Jacques Lecoq et à l’École de Théâtre Philippe Gaulier. Elle travaille comme comédienne et metteur en scène. En 2008, joue dans le film Les Bureaux de Dieu de Claire Simon. En 2010, elle participe à une formation aux Ateliers Varan pour la réalisation et l’écriture documentaire et elle réalise son premier court-métrage Père et Fils. En 2011, Loredana Acquaviva est assistante de production et comédienne dans le film Mirage à l’Italienne de Alessandra Celesia produit par Zeugma films et diffusé sur Arte. En 2013, elle reçoit la Bourse Brouillon d’un rêve de la Scam pour l’écriture du projet documentaire Boca sur la compagnie de théâtre Catalina Sur de Buenos Aires et commence le tournage de I Guerrieri. En Novembre 2015, les auteurs composant le jury de la Scam ont décidé de labelliser Brouillons d'un rêve le projet de film I Guerrieri en substitution du projet Boca aidé en 2013 par cette dotation.



LA FORMIDABLE ÉQUIPE QUI REND CE FILM POSSIBLE


MARIO ACQUAVIVA et DI PERNA MARIA,

CARMEN ET GERRY ACQUAVIVA,

ASSOCIATION CALABRIA MIA,

JEAN MARC CHIAVERINI,

JEAN NOËL CRISTIANI,

FEDERICO DAMIANO ( ASSOCIATION ITALIANI IN FRANCIA ),

LES ATELIER VARAN

ASSOCIATION DRANCE ITALIE,

ASSOCIATION I GALLINARI,

ASSOCIATION TUTTI QUANTI

PATRICE GASPARI ( LA VOCE ),

FLORENCE BIHAN GHERARDI,

DIDIER GHERARDI,

FRANK LE BOHELLEC (Maire de Villejuif),

MICHEL GOTI,

Dr. FABIO GUERRIERO,

ISTITUTO DI RIABILITAZIONE SANTA MARGHERITA

AURÉLIE NOURY, (Monteuse)

L'ASSOCIATION PARFUMS D'ITALIE,

DANIEL PEARSON,

MICHEL PECCENINI,

ANITA PEREZ, (Monteuse)

CHANTAL PERRY,

Pr. GIOVANNI RICEVUTI,

SCAM Société civile des auteurs multimedia,

L'UNIVERSITÀ DI PAVIA,

DAVID VEZY.







Donner 10 euros

Merci, vous devenez un GUERRIER !

Donner 20 euros

Vous êtes un GUERRIER authentifié par une carte postale du film !

Donner 50 euros

À partir d'ici votre nom apparait au générique du film + carte postale.

Donner 75 euros

Deux invitations à l'Avant- Premiere du film.

Donner 100 euros

Un DVD du film

Donner 200 euros

Pour le combat endossez un T-Shirt du film serigraphié par Sylgraff

Donner 300 euros

Deux invitations à l'Avant-Première + un DVD du film

Donner 500 euros

Deux invitations pour le Festival Terra di Cinema 2017 + Rencontre et repas avec la réalisatrice.

Donner 1000 euros

Toutes le contreparties précédentes + NOUS gagnons la battaille ensemble !

Association PARFUMS D'ITALIE

PARFUMS D'ITALIE

Parfums d’Italie est une association créée en 2002 dans le but de soutenir la culture italienne .

Anne-Marie GOUNY
21/04/2016
La Lucarne des Ecrivains
05/04/2016
dominique bihan
30/03/2016
Une belle attention de raconter cette maladie qui engloutie l'image de la personne et de ses proches