Un refuge pour femmes et enfants en Amazonie

par Patou Solidarité

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Un refuge pour femmes et enfants en Amazonie

par Patou Solidarité

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La protection et le soutien des femmes et leurs enfants face à la violence

Aidez-nous à fonder le premier refuge pour femmes en Amazonie Équatorienne

« Chaque maison d’accueil est une caisse de résonance, où l’on écoute, magnifiée toute l’histoire d’une femme, tous ses chemins, toute sa souffrance, ses peurs, où cette voix crée un dialogue avec chaque personne qui travaille dans la maison. Ensemble, elles construisent une œuvre qui parle d’elle-même en actions quotidiennes, en pas précieux, de cette caisse de résonance sort ensuite une musique chaque fois qu’une femme, une enfant, un enfant se prend à rêver et initie sa propre mélodie, à réécrire là son histoire et principalement son nouvel horizon »

Margarita Guillé - Réseau Inter-américain des Refuges (Red Interamericana de Refugios)


La violence de Genre est un phénomène global. Jusque dans les années 1970-80, la violence à l’encontre des femmes, en particulier à l’intérieur du cercle familial, était vue comme un élément relevant de la vie privée, du « ménage », dans lequel l’État n’avait pas intervenir. L’ampleur du problème était réduite à des cas isolés. Or, la violence au sein de la famille est une problématique sociale qui nécessite une politique volontariste avec des actions concrètes, et l’implication de l’ensemble des acteurs institutionnels, de la Société Civile, et bien sûr des Citoyen.ne.s.

En Amazonie Équatorienne, plus de deux femmes sur trois sont victimes de violence. Dans 78% des cas, l'agresseur est le mari/concubin ou l'ex-mari/ex-concubin.

Dans la province de Napo, il n'existe toujours pas de structure d'accueil où les femmes et leurs enfants victimes de violence puissent se réfugier et bénéficier d'un soutien psychologique et juridique. Pour mener une action cohérente et lutter en faveur des droits face à la violence, il est absolument nécessaire qu’un tel lieu voie le jour !

L’association Patou Solidarité travaille depuis près de 5 ans dans cette région auprès des femmes et des enfants. Nous sommes régulièrement témoins de ces violences. Pour cette raison, nous nous sommes donnés pour mission de fonder une maison d’accueil pour cette population, la première de la province de Napo.

Le but d’une telle structure est d’offrir un espace de résidence temporaire et sûr aux femmes et à leurs enfants victimes de violences intrafamiliales, et courant un risque grave ou vital. Dans le temps de l’accueil dans la structure en question, il s’agira de générer des stratégies de protection avec et pour les victimes. Parallèlement, il est indispensable de travailler en collaboration avec les autorités locales sur une stratégie en faveur de la prise de conscience et de la prévention de ces violences dans la province de Napo.

La Maison d’accueil

La Maison recevra des femmes avec leurs enfants, selon les procédures et les ressources accordées à la Fondation Patou Solidarité Équateur. Pour permettre aux victimes de sortir du cercle de la violence, la maison d’accueil propose une prise en charge intégrale que nous pouvons détaillée divisons en trois phases : Avant l’entrée, Pendant le séjour, et après le séjour soit le Suivi :

 

Équipe de travail

La maison d’accueil fonctionnera avec une équipe technique qui devra se consacrer à temps complet à la gestion de la structure et se dévouer uniquement au travail dans le refuge. Elle sera composée impérativement des postes suivants:

  • ·         Avocat.e spécialisé.e
  • ·         Assistant.e sociale (1)
  • ·         Psychologue clinicien.ne (1)
  • ·         Psychologue infantil.e (1)
  • ·         Animateur externe (2)
  • ·         Éducateur spécialisé.e (2)

En outre, le fonctionnement quotidien du refuge ne pourra être assuré sans le soutien d’une équipe dédiée :

  • ·         3 gouvernantes (pour assurer une présence 24/24h, 7j/7) seront chargées d’accueillir et d’orienter les femmes jour après jour
  • ·         Une directrice qui sera chargée de gérer les ressources humaines et matérielles de la structure et offrir ainsi une attention optimale aux victimes


Conditions d’accueil

  • ·         Population ciblée : Les femmes de 18 ans et plus, avec ou sans enfants, en situation de risques majeurs ou vitaux dans le cadre de violence intrafamiliale.
  • ·         La maison pourra accueillir jusqu’à 5 femmes et leurs enfants, considérant donc une capacité totale de 25 personnes au même moment
  • ·         Par an, il est attendu que nous accueillerons 300 personnes, femmes et enfants, au total.
  • ·         Chaque femme pourra être accueillie avec ses enfants de moins de 16 ans, sauf cas exceptionnel qui sera soumis à un examen spécifique.
  • ·         Chaque entrée sera régie par les voies établies par le système de justice. Si une instance différente sollicite une entrée, une évaluation sera effectuée par les personnes compétentes en vue de l’entrée postérieure.
  • ·         Le temps d’accueil n’est pas prédéterminé et dépendra de chaque cas particulier ; il devrait être le plus court possible. Durant la période de présence de la femme dans la maison d’accueil, l’équipe devra réaliser toutes les gestions nécessaires afin de diminuer les risques pour lesquelles elle est entrée dans le refuge.
  • ·         Durant le séjour de la femme/famille, l’équipe réalisera les interventions qui permettront la stabilisation émotionnelle, faciliteront la visualisation et l’identification de la violence et des risques majeurs qu’elle implique, l’activation de l’autoprotection comme les réseaux familiaux, sociaux et légaux.

Infrastructures et équipements

L’espace de la maison d’accueil devra être conçu comme un endroit de résidence où les femmes et leurs enfants vivront le début d’un processus de stabilisation. Il est impératif de le concevoir comme un lieu sûr (protection des ex-maris/concubins) pour permettre l’élaboration de leur nouveau projet de vie en toute indépendance.

  • ·         L’Accès à l’offre de service du territoire doit être assurée pour la sécurité des résident.e.s (commissariat ou accès rapide des forces de police) ainsi que pour leur développement personnel (santé, école, divertissement, etc.).
  • ·         De plus, il faudra composer des espaces adéquats pour les familles bénéficiaires et leurs besoins spécifiques, notamment les enfants en bas âge (escaliers, dénivelés, etc.), les femmes qui allaitent, etc.

Comment être sûr que le refuge sera viable sur la durée ?

Savoir comment les femmes accueillies pourront, à un moment donné, sortir du refuge et mener leur vie de manière autonome, est tout à fait légitime. Pour cela, nous nous engageons à ce que chaque femme ait un accès personnalisé et gratuit à une formation professionnelle ou universitaire, en fonction du projet de vie de chacune, ainsi que des aspirations.

Outre cette action centrée sur la maison d’accueil, il nous faut penser avec les acteurs locaux et nationaux. En effet, le refuge est conçu comme une étape dans le processus de lutte contre la violence de genre, mais la viabilité de la structure dans le temps demande une vision intégrale et à plus long terme du problème. Dans cette optique, nous pensons qu’il y a une série d’actions à réaliser :

  • -          Au niveau de la province, il est indispensable de créer un réseau qui fassent collaborer la Justice, les forces de police et la Santé
  • -          Le refuge met en place un partenariat avec les structures capables d’assurer un suivi une fois les femmes sorties du refuge, en particulier avec la Maison de la Femme (Casa de la Mujer)
  • -          Mettre en place une campagne de communication pour  1) pour sensibiliser, prévenir et éradiquer la violence de genre, 2) promouvoir le refuge (médias audiovisuels, réseaux sociaux)
  • -          Faire entrer le refuge de la province de Napo dans le réseau national des refuges, partageant ainsi les expériences pour des améliorations mutuelles.

Comment va-t-on financer le projet ?

Un projet de cette envergure ne pourra être réalité que grâce aux efforts conjoints de la Société Civile et avec l’appui des autorités locales. Néanmoins, les apports d’un Crowdfunding sont essentiels pour faire en sorte que le refuge soit un lieu fonctionnel et humain ! En participant à cette campagne, tu nous aides à financer :

  • L'alimentation quotidienne des femmes et des enfants
  • Les kits d'entrée pour chaque femme et enfants (vêtements et hygiène)         
  • Les formations professionnelles ou universitaires pour les femmes accueillies
  • Les dépenses fixes pour le bon fonctionnement du refuge (l’eau, le gaz, l’électricité, internet)

Appuis institutionnels et de la Société Civile

Nous bénéficions de l'appui de plusieurs entités nationales et internationales. Cela permet un cofinancement ainsi qu’une meilleure assise du projet.

Les autorités nationales participantes fourniront : le local, l'alimentation pour les femmes et leurs enfants, ainsi que l’équipe de spécialistes :

  • ·         La députée de la province, Mme Gabriela Cerda
  • ·         Préfecture de la province de Napo avec Mr Sergio Chacon
  • ·         Vice Préfecture avec Mme Marlene Chimbo
  • ·         Les maires de la province

Les institutions publiques impliquées :

  • ·         La police nationale
  • ·         La justice et le tribunal local
  • ·         La santé 
  • ·         L'éducation

Avec des organisations sociales :

  • ·         Comité des droits humains des femmes de la province de Napo
  • ·         Le défenseur des citoyens de la province de Napo

L’association Patou Solidarité étant une association Franco-Equatorienne, il nous a paru évident de consolider nos liens en faisant appel aux institutions et organisations de la Société Civile françaises présent.e.s dans le pays :

  • ·         L’Ambassade de France en Équateur. (M. l'Ambassadeur Jean-Baptiste Chauvin): appui institutionnel, et permettra de consolider les liens déjà entre nos deux pays, notamment dans la province de Napo. 
  • ·         L'Alliance Française de Quito (Mr le Directeur Serge Maller) : l’apport de l’Alliance Française de Quito sera également institutionnel et pèsera dans la promotion des campagnes de sensibilisation, de prévention à la violence par l’implication de la culture sous toutes ses formes.  
  • ·         France Volontaires/VASE (Evelyne Ladet coordinatrice générale de FV ainsi que Belen Mora, présidente de VASE) : appui institutionnel, ainsi que la promotion du volontariat français et équatorien dans le cadre de la Maison d’accueil.

 

Tou.s.tes ensemble pour mettre fin à la violence de Genre !

 

Pour plus d’informations :

D'où viennent les chiffres ?

-          Modelo de atención en Casas de Acogida para mujeres que viven violencia: cuatro años de trabajo colectivo a favor de una vida libre de violencias para las mujeres. - Quito: Casa Amiga; Casa Hogar de Nazareth; Casa María Amor; Casa Matilde; Casa Paula, 2012. - 130 p. ilus. , url: http://www.acnur.org/fileadmin/scripts/doc.php?file=fileadmin/Documentos/Publicaciones/2012/8980 (consulté le 05.11.2017)

-          La Violencia de género contra las mujeres en el ecuador: Análisis de los resultados de la Encuesta Nacional sobre Relaciones Familiares y Violencia de Género contra las Mujeres, Gloria Camacho Zambrano, Carlos Larrea M., Cynthia Mendoza y Gloria Camacho, El Telégrapho, Quito (2014), url: https://www.unicef.org/ecuador/Violencia_de_Gnero.pdf (consulté le 08.11.2017)



Donner 5 euros

Bon Appétit!

repas journalier pour une personne dans le refuge

Donner 17 euros

Bienvenue :)

Kit d'entrée dans le refuge avec vêtements, produits hygiéniques etc

Donner 55 euros

prise en charge journalière dans le refuge pour une famille de 5 personnes, une femme et ses 4 enfants

Donner 25 euros

Bon appétit tout le monde!

Repas journalier pour une famille de 5, une femme et ses 4 enfants

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B

Bruno Machon

12/05/2017
Bon week-end et bravo pour vos actions !
B

Brigitte Sanz

24/06/2016
Bon courage Mimi! De tout cœur avec vous tous là-bas.Pour tout!. J'espère que ce projet aboutira.
d

danielle normand

14/03/2016
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