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par Plexus

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"Riz rouge" est un documentaire de création qui fait le portrait de deux femmes du Kerala indien.

Présentation du projet


Nous suivons d’abord Deepa, Kéralaise née au Canada. Militante LGBTQI+ depuis ses années à l'université, elle décide de venir s'installer au Kerala, dont sont originaires ses parents, pour lancer un mouvement de lutte pour les droits des personnes LGBTQI+, dès la fin des années 1990. Elle crée le premier groupe de soutien de la région, et s'engage au plus près de ces populations en danger, que les lois de l'époque ne protègent pas. Elle apprend le malayalam, la langue dominante au Kerala, et s'installe pour seize ans dans la ville de Thrissur à partir de laquelle elle milite. Depuis quelques années, Deepa partage sa vie avec une jeune chanteuse queer, Pragya Pallavi, qui l'a embarquée dans l'aventure de la production du premier album réalisé par une artiste indienne en anglais sur la question queer en Inde. "Queerism" est sorti au printemps 2019 et connaît aujourd'hui un réel écho parmi les communautés queer en Inde, mais aussi parmi les diasporas. Convaincue par l'importance de l'acte militant de sa compagne, Deepa s'est donc lancée dans l'aventure de la réalisation de cet album produit avec des moyens indépendants, et qui tente de faire émerger des questions fondamentales sur la visibilité des personnes queer en Inde aujourd'hui. S'engager aux côtés de Pragya force toutefois Deepa à quitter le Kerala pour s'installer à Bombay. Les questions soulevées par ce nouvel exil, dans une région de l'Inde répondant à des logiques différentes de celles du Kerala, et où les gens parlent hindi, une langue que Deepa ne comprend pas, sont au cœur du parcours de Deepa dans le film.

 

En contrepoint, nous racontons l’histoire de Radhika, issue d'un milieu d'un milieu rural aux traditions très fortes, où les coutumes sont prétextes à de fréquents rassemblement familiaux. Sa particularité ? Radhika ne peut pas avoir d'enfant. Cette réalité l'oblige à pousser les barrières des conventions et à s'affirmer en tant que femme active dans un milieu social qui ne lui réservait pas ce destin. Étouffée par les attentes de ses proches, Radhika cherche aujourd'hui le moyen de son émancipation personnelle, et tente de renouer avec ce qui était un rêve d'enfants : s'initier à la pratique des arts traditionnels, que la corruption des politiciens a toujours tenue loin d'elle, parce qu'elle venait d'un milieu trop modeste pour pouvoir entrer dans les bonnes écoles. Démarrer une pratique artistique lui permettrait aussi de se rapprocher, en dépit des conventions, du monde principalement masculin d'acteurs, d'artistes et de musiciens plus proches de ses préoccupations. C'est ce moment pivot de la vie de cette femme que le film tente d'attraper : un moment de négociation avec l'état des choses, avec l'ambiguïté de la société moderne et de ses traditions qui enferme les individus dans des cases qui les marginalisent lorsqu'ils ne répondent pas aux normes attendues.

Pour découvrir le monde de Radhika, n'hésitez pas à visionner cette deuxième séquence :

 

Origine du projet

 

Le projet est né d’une bonne connaissance du terrain par Abdelatif Belhaj, réalisateur du film, qui a passé près de dix ans à faire des allers-retours entre le Kerala et Paris. C’est durant ces séjours, où il pratiquait le kathakali (théâtre dansé traditionnel) qu’il a rencontré Radhika, et qu’il a commencé à fréquenter les milieux militants LGBTQI+ de la grande ville de Thrissur, par le biais de Deepa. Ce film est né de l’envie de donner à ces deux femmes la possibilité de s’exprimer leur lutte quotidienne, qui sont emblématiques des luttes qui traversent nos vies mondialisées sur tous les continents.

 

L’abolition de la loi contre l’homosexualité par la Cour Suprême en septembre 2018 a accéléré le destin de Deepa et Pragya. En danger jusqu’alors, elles envisageaient la possibilité de s’exiler au Canada pour échapper à la discrimination dont elles sont victimes au quotidien. Si elles se sont mariées en Afrique du Sud trois ans auparavant, leur union est cachée et était jusqu’en 2018 incriminée. Aujourd’hui, la question primordiale est celle de savoir se rendre visible : la sortie de l’album de Pragya, « Queerism », était un symbole fort de cet engagement et nous avons voulu suivre le développement de ce projet. Nous sommes partis en février 2019 suivre les préparations de la sortie de l’album, et nous avons suivi le tournage des premiers clips réalisés sur les chansons qui composent « Queerism ».

Durant la même période, nous avons passé du temps en compagnie de Radhika et nous avons exploré ensemble les questionnements qui la travaillent aujourd’hui que sa situation est plus stable et que son mari a annoncé qu’il refusait d’adopter.

 

Ce premier voyage nous a servi de repérage, mais ces images ne suffisent pas à la réalisation du film. Nous souhaitons lancer cette campagne pour repartir tourner, suivre Deepa dans ses actions militantes au Kerala et Radhika s’émanciper du système familial traditionnel duquel elle a été marginalisée en raison de sa stérilité.

 

A quoi servira l'argent collecté ?

 

Nous souhaitons repartir pour deux mois de tournage, de mi-décembre à mi-février. Les 3000 euros serviront à financer notre voyage (deux billets d’avion aller-retour au départ de la France), mais aussi le voyage d’un chef opérateur et le travail sur place d’un ingénieur du son. 3000 euros ne seront pas suffisant pour couvrir l’ensemble des dépenses du tournage, mais seront déjà un vrai coup de pouce pour rendre les choses possibles !

 

Notre équipe

 

Ce film coécrit par Abdelatif Belhaj et Mathilde Rouxel sera réalisé par Abdelatif Belhaj.

 

Abdelatif Belhaj a du Kerala une expérience qui s’étend sur près de dix ans. Son intérêt et sa pratique en France d'une forme de théâtre dansé, le Kathakali, l'a conduit à s’y rendre dès l'année 2003. Il a vécu à Cherruthuruty dans le but de suivre des enseignements avec des maîtres d'arts traditionnels, puis a décidé de revenir y passer chaque année entre quatre et six mois, afin de perfectionner sa pratique et comprendre la culture et le mode de pensée de l'univers des arts traditionnels qu’il fréquentait. Il y a rencontré Radhika, l’un des personnages de notre film. Il a par la suite eu l'opportunité de rencontrer d'autres personnes, en dehors de ce monde très traditionnels dans lesquels il vivait. Il a rencontré, dans la grande ville kéralaise de Thrissur, des gens qui tenaient moins compte de la hiérarchisation des rapports humains imposés par la tradition, et qui avaient développé un certain sens critique vis-à-vis de la vie qu'ils menaient. Il y a rencontré Deepa, l’autre femme dont le film fait le portrait. Il a découvert ainsi la coexistence de mondes différents, qui ont remis en question sa vision des rapports sociaux au Kerala. Il a par la suite développé une activité de monteur et de réalisateur qui a nourri son ambition de réaliser un documentaire de création au Kerala, à partir de problématiques qui avaient été soulevées au fil des discussions qu’il a pu avoir sur place.

 

Mathilde Rouxel termine son doctorat en études cinématographiques. Elle travaille sur les cinématographies féminines du monde arabe, après avoir travaillé sur les cinémas féministes en France dans les années 1970-1980. Ses études l’ont conduite à Beyrouth, au Liban, où elle a fait la connaissance en 2013 de la cinéaste libanaise Jocelyne Saab. Elle lui a consacré sa première monographie, Jocelyne Saab, la mémoire indomptée (1970-2015) parue en 2015. Parallèlement à son travail de recherche, elle a travaillé en tant qu’assistante de Jocelyne Saab durant les six dernières années de sa vie, et a participé notamment à l’écriture de ces cinq derniers projets de films (dont deux long-métrages documentaires non réalisés). La création par Jocelyne Saab du Cultural Resistance International Film Festival of Lebanon, dédié aux cinémas d’Asie et de la Méditerranée et dont Mathilde Rouxel a été la déléguée générale sur ses trois ans d’existence (2013-2015) a fait naître chez cette dernière une curiosité grandissante envers l’Asie, et l’Inde en particulier, où Jocelyne Saab a beaucoup travaillé. Sa rencontre avec Abdelatif Belhaj a ravivé cette curiosité, d’autant que le projet qu’il lui présentait croisait les problématiques bien connues de la situation des femmes dans les États du Sud et avait l’intérêt d’aller à contre-courant des préjugés répandus sur ces questions.

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Un lien du film quand il sera sorti et des remerciements au générique du film !

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CLAUDE LE CLEACH
30/11/2019
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sylvie rouxel
27/11/2019
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Louise Rol Tanguy
25/11/2019
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