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Symphonia harmoniae caelestium revelationum (9/69)

par Queer Week

Le 17 mars 2018 de 19:00 à 22:00

Symphonia harmoniae caelestium revelationum (9/69) - Queer Week

Performance-récital de François Chaignaud et Marie-Pierre Brébant

Avec Symphonia harmoniae caelestium revelationum, Marie-Pierre Brébant et François Chaignaud formulent le rêve de jouer - par coeur -l’intégralité de l'œuvre musicale de Hildegard Von Bingen (1098-1179), dans une version réinventée pour voix et bandura. 

Indissociables de l’univers mental et perceptif de son époque (le XIIème siècle rhénan), les envolées visionnaires, aériennes et méditatives des 69 mélodies qu'elle a composées dans une esthétique grégorienne innovante semblent appartenir à un autre monde, que la modernité occidentale a qualifié d’oriental et apparaissent comme une anomalie. Parce que c’est l’une des rares femmes dont le nom a traversé les siècles dans une histoire largement écrite au masculin. Parce qu’inspirée  par  de  puissantes  visions,  elle  développe  l’idée  d’un lien  cosmique  indéfectible  entre  l’Univers  et  l’Homme,  aussi bien  au  sein  d’ouvrages  de  médecine  que  dans  une  littérature  initiatique  illustrée d’enluminures  saisissantes  et des compositions  musicales. Mais laisser cette musique aux propriétés extatiques, curatives et hypnotiques, envahir notre présent sans la reléguer aux espaces spécialisés auxquels elle est aujourd'hui réservée, exhumer ces sons et ces pensées, est aussi une façon de faire vaciller notre monde, nos certitudes, et de ré-exercer nos perceptions. Marie-Pierre Brébant imagine une adaptation de ces monodies pour voix et bandura. La bandura est un instrument ancien en provenance d’Ukraine qui convoque l’étrange réminiscence de l’antique et du céleste et dont les migrations d’Est en Ouest troublent les pistes.Spécialement pour la Queer Week, ils proposent de partager une étape de ce projet au long cours, dans la coupole de l’observatoire Camille Flammarion, avec un récital construit à partir des neuf premières pièces (9/69) recueillies dans l'œuvre d’Hildegard Von Bingen. Ils collaborent avec la maison Maureunrol’s basée à Riga, qui crée pour eux un costume entre l'Arte Povera, le street wear et l'hallucination. Sculpture visionnaire, danse et récital à la fois, cette performance s'appuie sur la mémoire d’un répertoire, d’une histoire et de manuscrits qui illuminent notre présent et qu'il est urgent de ne pas laisser aux fanatiques, aux nostalgiques ou aux spécialistes.

Coupole de l'observatoire Camille Flammarion

32 Avenue de la Cour de France
91260 Juvisy

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