Cette campagne est terminée, rendez-vous sur la page de saga pour découvrir les projets en cours.

Voir la page

Habiter le mouvement - un film documentaire sur la communauté de Joe Slovo

par saga

Habiter le mouvement - un film documentaire sur la communauté de Joe Slovo - saga

Participez au financement d'un film sur les habitants de la communauté de Joe Slovo, à Port Elizabeth, en Afrique du Sud


Un film écrit au fil de rencontres habitantes, dans la communauté de Joe Slovo.

Le film documentaire - Habiter le mouvement - se base sur le travail du collectif saga dans le quartier de Joe Slovo depuis 2014. Au travers de notre présence sur place depuis presque quatre ans, nous avons récolté avec le temps de nombreux récits et paroles auprès d'habitants de la communauté. Ces paroles individuelles sont autant le reflet de l'histoire du lieu, de sa création et de son quotidien que de la transformation d'un pays et de la société qui nous entoure. Au travers de ces récits, nous avons voyagé, dans le pays, en Afrique, et dans le reste du Monde. Ce film souhaite transmettre ces paroles, pour les partager mais également pour continuer d'alimenter la discussion :

Les hommes et les femmes qui sont venus ici viennent d’arriver, pour certains depuis six mois, pour d’autres depuis plus de vingt ans. Pour beaucoup, ici n’est pas une destination, ils ne sont pas d’ici, ils sont d’ailleurs. Pourtant ils habitent ici, forment une communauté, le déracinement comme dénominateur commun.

« We, as a community ».

Déplacées de force ou par aspiration, chaque jour de nouvelles personnes arrivent, s’installent, construisent, démolissent, aménagent. Comment faire habitat dans un espace en perpétuel mouvement ?

Si ici fait référence à Joe Slovo, quartier informel de la banlieue de Port Elizabeth en Afrique du Sud, cette situation entre en résonnance avec un phénomène qui nous touche tous, celui de la migration. Montrer les mouvements de chacun, c’est pour nous tenter de tracer un parcours, un cheminement à travers les fondements de ce qui fabrique aujourd’hui la ville qui se déploie sous nos yeux. Par le récit personnel, c’est comprendre les ponts qui se font et se défont, les liens qui se créent et se brisent entre des territoires et leurs individualités, entre pays et arrière pays, entre passé et présent. L’Afrique du Sud est par essence un pays construit sur des flux migratoires ; par ce projet de film documentaire, nous souhaitons donc questionner la notion d’identité dans le mouvement, la notion d’héritage dans une urbanité globalisée.

L’ambition de ce film est d’effectuer avec les habitants leur parcours, comprendre ce qui les a et continue de les construire, à travers un regard porté sur l’architecture, celle faite par tous, celle qui sert à s’abriter, à vivre et qui vit. C’est pour nous l’occasion de livrer une lecture du territoire dans sa grande dimension, de parler de la Maison et du Monde, à travers le regard et les paroles d’habitants de Joe Slovo.


Le dispositif du film.

Le film se propose d’aller à la rencontre de différents habitants du quartier, dans leur quotidien. Chaque habitant nous livre son point de vue, son histoire, aucun ne prétend être exhaustif mais chacun contribue à informer, à travers ses morceaux de vie, son parcours. Nous nous déplaçons physiquement, laissant la caméra observer le paysage qui se construit, la vie qui se déplace, qui recommence. Pour cela, notre focale se pose sur l’habitat, sur l’architecture, celle faite par tous, celle qui sert à s’abriter, à vivre et qui vit. Le film est un portait à plusieurs entrées, celui d'une communauté à travers ses membres, celui d'un paysage au travers de ceux qui l'habitent. À chaque fois, la caméra cherche à établir une relation d'intimité partagée avec les personnages et les lieux, c'est un projet qui a commencé il y a plusieurs années, la confiance a su s'installer.






L'origine du projet.

Depuis sa création en 2014, le collectif d’architecture saga est impliqué dans un projet de développement social dans le quartier de Joe Slovo, à Port Elizabeth, en Afrique du Sud. Ce projet s’inscrit en accompagnement d’initiatives habitantes et a permis de construire collectivement deux bâtiments dans ce quartier défavorisé (halle communautaire (2015) et crèche (2017).

Par notre présence sur place, nous avons progressivement tissé des liens forts avec les membres de la communauté, et avons décidé en 2016 de mener une étude urbaine sur le quartier, en partenariat avec deux étudiants de l’École d’Urbanisme de Paris. Cette étude, basée sur un travail de terrain, mêlant interviews d’habitants et de professionnels et relevés cartographiques, a mis en lumière un certain nombre de problématiques liées au quartier, à son histoire singulière, à ses habitants et leur rapport à la ville, au territoire.

Afin de rendre compte de ce récit, nous avons décidé de nous associer avec Basile Minster, jeune réalisateur et Frapadoc Production pour monter ce projet de film documentaire.



Et Joe Slovo?

Joe Slovo est un quartier de la banlieue de Port Elizabeth, dernier né de l’agglomération de la Nelson Mandela Bay Metropolitan. En partie informel, pauvre, bidonville, petit frère des townships de l’apartheid, Joe Slovo est un espace à côté, en marge des grandes logiques de développement de la ville capitaliste et mondialisée. C’est un espace en frange urbaine, qui se fait parfois oublier et qui pourtant continue d’être là et de grandir, et ce depuis deux décennies. C’est un quartier aux contours mouvants, continuellement renouvelé et augmenté. C'est un lieu de passage, où les pratiques se mélangent, les cultures se frottent. C'est un espace atterrissage, où des alternatives au mode de vie urbain s'inventent, mais aussi parfois un lieu de naufrage, celui d'une ville fantasmée, qui malheureusement ne reste encore accessible qu'à une certaine classe de la population sud-africaine.




A quoi servira l'argent collecté ?

Le projet a déjà reçu le soutien de l'Institut Français et de la Région Pays de la Loire.

Le tournage a déjà été entamé en Septembre 2018 et la deuxième session est prévue en Décembre 2018. Cependant, nous avons besoin de votre aide pour la post-production du film :


- pour le montage et la post-production. Le montage est assuré par l'équipe de Frapadoc Production. Cependant, nous avons besoin d'un coup de pouce supplémentaire pour cette phase primordiale du projet ! En effet la post-production c'est aussi de nombreuses étapes qui demandent du temps comme l'étalonnage, la traduction, la retranscription.   1500 €

- pour la création sonore. Pour le son du film, nous avons entrepris de travailler avec un groupe de jeunes adolescentes issues de la communauté qui performe des chants Xhosa. Nous souhaitons les enregistrer puis travailler sur une création sonore à partir de ce matériau. Votre participation au financement nous permettra de travailler avec des professionnels du son, et ainsi donner au film une dimension supplémentaire !   1000 € 


Et si l'objectif est dépassé ?

L'intérêt d'un tel projet est qu'il soit le plus largement diffusé. Alors, nous souhaitons faire appel à un graphiste pour créer une véritable identité visuelle au film. Votre participation permettra de rendre cela possible ! 500 €

Mais surtout, cela permettra de faire vivre le projet et le partager une fois la post-production du film achevée, afin de le diffuser plus largement et de travailler sur des supports de diffusion (bande annonce, DVD, DCP, dossier de presse). 





Notre équipe



saga.      www.collectifsaga.com

saga est un collectif d’architecture basé à Nantes et créé en 2014. Il a pour but de se questionner sur la fabrique de l’urbain, à travers des pratiques transversales mêlant architecture, art et paysage. L’expérimentation est au coeur du travail du collectif, c’est par le faire que saga s’engage pour les territoire qu’il traverse. Chaque territoire est unique, chaque projet l’est aussi. C’est pourquoi chaque action de saga se place dans le temps long, celui de l’immersion, de la rencontre avec les individualités qui forment le paysage ; une manière d’entrer en connivence avec le territoire. Cette posture est tant un prérequis qu’un moteur de projets. Le but étant de trouver une justesse dans l’intervention construite, de proposer des architectures ancrées profondément dans leur contexte, qu’il soit social, environnemental ou culturel. saga se veut pluridisciplinaire et croit en la collaboration des acteurs du projet, quels qu’ils soient. C’est le moyen de s’engager pour des modes de production de l’urbain différents, plus inclusifs, plus efficaces. Saga agit comme une plateforme, capable de mettre en relation des initiatives particulières entre elles. Saga opère donc par fragments, chaque projet étant une nouvelle histoire qui se construit pour former un récit.



Basile Minster.

De la recherche documentaire au développement de l’esprit critique, valeur de transmission, d’éveil et de curiosité... Né à Creil en 1992, élevé dans un cadre familial ouvert, bercé par le cinéma et la danse contemporaine, très vite attiré par le cinéma, et l’art visuel dans son ensemble. En 2010, Basile commence des études dans la gestion de production audiovisuelle afin de pouvoir monter des financements pour produire des films et des projets audiovisuels. Cela lui permet d’être intégré rapidement dans les recherches de financement et montage d’appels à projet. Après une expérience de quelques années dans le milieu associatif à Amiens (Picardie), il a pu au fur et à mesure s’inspirer des problématiques liées au territoire, à la cohésion, et à l’éducation populaire des publics jeunes dont il fait aujourd’hui une de ses missions de citoyen. 

Très touché par les changements rapides qui affecte sa génération, il souhaite transmettre ses outils afin de développer l’esprit critique et la curiosité des jeunes publics dans le but d’ouvrir leurs sens aux différentes formes d’expressions qui nous entourent. En 2013, avec l’association dont il est salarié, il décroche un appel à projet en proposant avec l’équipe de l’association des ateliers pédagogiques (éducation à l’image) à destination des lycéens, apprentis.. Financés par le conseil régional, les ateliers se déclinent aujourd’hui dans la nouvelle grande région des Hauts de France. Parallèlement aux nombreuses interventions en CFA, lycée professionnel, Maison familiale rurale, en région Picardie, Basile exerce un travail de technicien polyvalent en audiovisuel, réalisateur de reportages et de films institutionnels, qui lui donne des opportunités d’emplois hors région. Réalisateur de produits audiovisuels, il partage avec passion ses connaissances techniques du matériel et de sa manipulation ainsi que les bases de la réalisation audiovisuelle. Il se place en tant que technicien audiovisuel polyvalent, journaliste, participant à des projets dans le spectacle vivant et le documentaire.



Frapadoc Production.

Implantée depuis janvier 2015 au sein de l’Ecosystème Darwin Bordeaux Bastide, Frapadoc Productions est une société de production audiovisuelle spécialisée dans la réalisation de documentaire, reportages et films institutionnels. Si nous avons pu intégrer ce tiers-lieu, créé dans une logique de « prospérité sans croissance », c’est parce que nous avons su justifier de nos engagements en faveur de l’innovation sociale et du développement durable.

Journalistes de formation et cogérants de Frapadoc Productions, Gaspard, Maxime et moi-même (Matthieu) travaillons ensemble depuis près de cinq ans avec la volonté de produire et de réaliser des longs métrages documentaires en nous appuyant sur les recettes de nos vidéos promotionnelles. Dans cette optique, nous cherchons à produire chaque année un ou plusieurs reportages long format. Jusqu’ici, seul l’un d’entre eux (Khmers en mêlée)a bénéficié de multiples diffusions sur des chaines de télé locales et dans une vingtaine de cinémas. 

Chacun de ces projets fut l’occasion de se remettre en question et de prendre pleinement conscience de ce qu’implique le processus de création documentaire, à commencer par la nécessité d’y consacrer du temps. Du temps pour échanger et pour y réfléchir ; pour s‘inspirer de l’existant, se documenter et prendre du recul pour mieux s’y replonger. 

C’est donc au cours de deux résidences d’écriture, en 2016 et 2017, qu’a vu le jour notre premier long métrage documentaire de création,Les argonautes et la panthère blanche). Las du format magazine, où se répondent interviews et voix-off dans une mécanique bien huilée, presque systématique, laissant trop peu de place au geste spontané et à la libre parole, nous avons pris un contre-pied radical, regardant en arrière, du côté des pionniers du genre « cinéma-vérité ». 

Bercé aux films de Jean Rouch, Depardon ou encore Vertov, c’est Gaspard qui a su enrichir nos réflexions pour aboutir à la volonté commune de capter une réalité – notre groupe de jeunes aventuriers scientifiques – pour tenter de rendre compte d’une vérité plus grande encore – la génération « 2.0 ». 



Gaspard d'Ornano.

Gaspard d’Ornano a parcouru le monde en mêlant, danse, projets artistiques, documentaires et rencontres humaines. Tout a commencé à Port-Vila, capitale du Vanuatu, avec le Nouvelle-Alliance Crew. Il dansait quotidiennement dans divers Battle et scènes locales. Il était aussi le référent média du groupe (réalisation de clip & reportage, création sonores des chorégraphies). Son expérience dans le milieu du cinéma-documentaire lui a permis de découvrir plusieurs pays et villes : Ouagadougou, Montréal, Winnipeg, Grèce, Cambodge, Laos, Guyane, Kirghizistan et Paris. La danse a toujours fait partie du voyage.

Sa première rencontre avec l’espace contemporain a lieu à Marseille en 2013. Il intègre l’équipe de l’artiste plasticien Xavier Lucchesi sur le projet « VaisseauX » labélisé par Marseille Capitale Européenne de la Culture. C’est en métissant différentes disciplines artistiques qu’il a pu déconstruire sa vision de l’art et de la création.

Aujourd’hui, ses expériences professionnelles au sein de FrapaDoc Productions lui ont apporté une sérénité dans la réalisation de projets artistiques transdisciplinaires et hybrides. Il a réalisé deux documentaires long-métrages "Khmers en mêlée" et "Les argonautes et la panthère blanche" diffusé sur plusieurs chaines de télévision nationale et sortie en salle de cinéma. Gaspard est un artiste sans frontière, engagé, ouvert et prêt à s’investir pleinement.

Donner 10 euros

Un grand merci + votre nom au générique

Donner 20 euros

+ une photo 20*30cm emblématique du tournage

Donner 50 euros

+ poster du film

Donner 100 euros

+ DVD du film

Donner 150 euros

+ invitation à une première privée

HelloAsso est une entreprise sociale et solidaire, qui fournit gratuitement ses technologies de paiement à l’association saga. Une contribution au fonctionnement de HelloAsso, modifiable et facultative, vous sera proposée avant la validation de votre paiement.

Plateforme de paiement 100% sécurisée

Toutes les informations bancaires pour traiter ce paiement sont totalement sécurisées. Grâce au cryptage SSL de vos données bancaires, vous êtes assurés de la fiabilité de vos transactions sur HelloAsso.

Carte bleue VISA Mastercard PCI-DSS
C
Catherine SABLE
23/01/2019
A
Anthony Marzin
23/01/2019
L
Laurence Gawysik
23/01/2019
Signaler la page