Pour en finir avec la traite des enfants à Dakar, Sénégal !

par Samusocial International

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Pour en finir avec la traite des enfants à Dakar, Sénégal !

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Pour en finir avec la traite des enfants à Dakar, Sénégal ! - Samusocial International

Venir en aide aux enfants des rues de Dakar, exploités par la mendicité forcée et lutter contre les violences qui leur sont faites

Présentation du projet

Première étape : le Samu Social agit d’abord dans la rue.

Nos deux Equipes Mobiles d'Aide (EMA), constituées d’un travailleur social, d’un médecin et d’un chauffeur, sillonnent Dakar 5 jours par semaine, jour et nuit, à bord d’une camionnette facilement identifiable, pour repérer les enfants et les jeunes en danger dans les rues, et leur apporter aide et protection.

Les EMA agissent en maraudes (elles parcourent les rues afin de repérer les enfants et les jeunes en danger) et effectuent des tournées sur leurs territoires de vie. Par leur action, elles offrent une protection médicale, un appui nutritionnel et une aide psychosociale à ces enfants et jeunes quotidiennement exposés aux dangers de la rue. Par leurs compétences, elles les aident à comprendre les événements du passé, à surmonter les difficultés du présent et à construire des projets d’avenir.

Le Samu Social Sénégal effectue environ 380 maraudes par an et plus de 2500 prises en charge individuelles en rue (médicales, sociales, psychologiques).

Deuxième étape : la mise à l’abri et l’hébergement.

Le centre d’hébergement du Samu Social Sénégal dispose d’une capacité de 30 lits qui permet la mise à l’abri des enfants et les jeunes les plus en danger pour des raisons médicales ou psychologiques, ainsi que ceux qui souhaitent quitter la rue.

Un suivi psychologique est indispensable au vu des traumatismes vécus par les enfants et les jeunes avant leur arrivée à la rue et durant leur vie dans la rue. La psychologue participe notamment à leur accompagnement dans leur projet de sortie de rue et soutient le coordinateur social dans la médiation familiale.

Les principales activités du centre permettent :

  • les soins et traitements médicaux dans un cabinet médical professionnel,
  • les entretiens sociaux et psychothérapeutiques,
  • la remise en fonction du corps autour de quatre temps communs obligatoires : la toilette, le repas, le « bercement » et le sommeil,
  • la remise en fonction de l’imaginaire autour du jeu et des activités artistiques afin d’aider l’enfant à sortir psychiquement des logiques de survie de la rue.

Pourquoi la sortie de rue est-elle si complexe ?

L’hébergement peut être extrêmement déstabilisant pour l’enfant ou le jeune, car il s’agit d’une véritable rupture par rapport à l’environnement auquel il s’était adapté (la rue) : perte des repères (spatiaux, humains, temporels) ; nouveau territoire (la maison = espace clos) ; horaires fixes et rythme organisé ; présence permanente d’adultes ; absence de drogues, d’alcools ; absence de violence physique.

Nombreux sont les enfants et les jeunes qui ne supportent pas cette rupture et qui « choisissent » de retourner dans la rue. L’itinéraire des enfants et jeunes de la rue est fait de constants allers et retours entre la rue, la famille, les centres d’accueil tels que le Samu Social.

Quand un enfant ou un jeune est accueilli au centre du Samu Social, le préalable est de toujours envisager qu’un retour à la rue est possible et l’accepter. Un retour dans la rue, ou même des allers-retours rue/centre/famille ne doivent jamais être considérés comme un échec, mais plutôt comme les différents paliers pouvant aider l’enfant à se reconstruire.

Chaque année, le centre accueille environ 500 enfants et jeunes. 7000 prises en charge individuelles y sont menées et près de 20 000 repas sont servis.

Troisième étape : le renouement familial.

Le Samu Social Sénégal ne cherche pas à ramener en famille le plus grand nombre d’enfants ou de jeunes, mais à aider celui qui le souhaite à retrouver une place au sein de la communauté familiale, sans stigmatisation, de façon durable.

Le processus de réinsertion est très lent et très long et une bonne préparation, aussi bien de l’enfant/du jeune que de la famille, mais aussi un suivi dans la durée, sont des gages de pérennité du retour. Une Equipe Mobile d’Orientation (EMO) s’assure de façon régulière que l’enfant/le jeune est réellement bien accueilli dans la famille, ou dans le centre partenaire, et ce, sur tout le territoire national.

L’expérience du Samusocial Sénégal sur les 14 dernières années a démontré que plus l’enfant et la famille sont préparés et suivis, plus la réinsertion a des chances de réussir : le Samusocial Sénégal estime qu’un retour en famille est durable quand l’enfant y est resté plus de 12 mois sans retour en rue ; ainsi au 31/10/2017 ce sont 1300 enfants qui sont sortis de la rue durablement.

Origine du projet

« J’étais dans un daara, je suis venu de la Guinée avec mon marabout et d’autres talibés ; je l’ai quitté parce que je suis très fatigué, on mendiait très souvent et lorsqu’on ne parvient pas à amener la somme demandée c’est-à-dire 500 francs pour les petits et 600 francs pour les grands, on nous bastonnait ou on nous pinçait les oreilles jusqu’à ce que le sang sorte, je ne suis pas à ma première fugue. J’avais déjà fugué avec d’autres talibés, on nous a capturés, et j’ai encore fugué. » (Fallou, 14 ans)

* 1 € = 655 francs cfa

Traditionnellement les daaras sont des structures d’enseignement coranique et d’éducation à la vie en communauté, qui étaient implantées dans les zones rurales ou dans certaines villes. Le terme daara est parfois littéralement traduit par l’expression « école de la vie », dans le sens où il permettait une acquisition de connaissances tout autant qu’un apprentissage de socialisation. Lorsque l’on confiait un enfant à un maître coranique, également appelé marabout, l’objectif premier était qu’il maîtrise le Coran et les préceptes de la religion musulmane. C’est à la suite de son intégration au daara que l’enfant devenait un talibé. Il devait y recevoir une éducation qui lui apprenne l’humilité, la modestie, le respect et la considération envers son prochain, l’entraide et la solidarité. Il fallait « endurcir » l’enfant pour qu’il puisse faire face aux difficultés de la vie ; on devait lui inculquer l’humanité et la générosité.

La mendicité faisait partie de la vie au daara, elle entrait dans l’éducation et avait pour but d’apprendre aux enfants l’humilité et le partage. L’enfant ne mendiait pas d’argent mais des denrées consommables comme le riz, le mil, l’arachide, etc. ou des repas déjà préparés. Il devait uniquement faire le tour des maisons à proximité de son daara. Le marabout mettait en commun tout ce que les talibés avaient obtenu et ils le mangeaient ensemble sans distinguer celui qui avait beaucoup rapporté de celui qui en avait le moins.

Aujourd’hui, cette pratique existe toujours dans cette forme traditionnelle. Mais elle coexiste avec une pratique dévoyée de la fonction première qu’est l’éducation, à des fins d’exploitation économique par la mendicité des enfants. Le pseudo-marabout exige une somme d’argent à rapporter chaque jour, et lorsqu’elle n’est pas obtenue, l’enfant est exposé à des punitions et des châtiments corporels, qui peuvent parfois s’apparenter à de la torture. Les enfants fuient d’un daara en raison des violences de la mendicité forcée (les châtiments corporels subis lorsqu’ils ne rapportent pas la somme exigée quotidiennement) et rompent avec leur famille pour échapper à la décision familiale, avérée ou présumée, du retour forcé dans le daara, décision qui, compte-tenu des violences vécues par les enfants dans leur daara, s’assimile également à une forme de violence.

Le Samusocial Sénégal rencontre une importante proportion d’enfants dans les rues de Dakar qui sont en fait des talibés qui ont fugué et, en l’absence d’autre solution, se retrouvent à survivre dans la rue, où les Equipes Mobiles d’Aide les rencontrent et leur viennent en aide.

* Ces enfants mendiants sont estimés à plus de 30 000 sur la région de Dakar (Cellule Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes, Sénégal, 2014)



A quoi servira l'argent collecté ?

L’OBJECTIF DU PROJET

Offrir aux enfants des rues de Dakar une aide médico-psychosociale, 

sans condition ni discrimination, adaptée à leurs besoins

La mission du Samu Social est de contribuer à améliorer la situation des enfants de la rue à Dakar, dans le respect de la dignité humaine et de manière solidaire avec les personnes les plus vulnérables. Et cela notamment :

  • En allant à leur rencontre dans les rues et en les considérant comme des victimes
  • En les mettant hors de danger selon les procédures d’urgence médico-psychosociales
  • En favorisant leur réinsertion en famille grâce à un réseau de partenaires institutionnels et privés

Le Samu Social constitue le premier maillon d’une chaîne qui va de l’urgence à l’insertion. Il a pour objectif d’améliorer la situation des enfants en danger dans la rue et d’éviter l’aggravation de leur détresse. Nous cherchons simplement à mettre en place un processus de prise en charge, au nom de la dignité que l’on doit aux enfants, et d’une manière générale à toute personne exclue des mécanismes de prise en charge traditionnels.

A quoi servira la collecte ?

Le budget annuel nécessaire à la prise en charge globale des enfants des rues s’élève à 215 000 euros. Une partie des besoins est assurée par nos bailleurs de fonds institutionnels et privés. Mais le soutien financier de donateurs est plus que jamais nécessaire pour poursuivre nos activités.

La collecte permettra de contribuer : 

  • aux soins médicaux en rue et dans le centre, y compris des hospitalisations externes,
  • à la prise en charge psychologique et sociale, en rue et dans le centre
  • aux activités pédagogiques, artistiques, ludiques et sportives,
  • à la recherche des familles et la médiation familiale,
  • aux voyages et déplacements, dans tout le Sénégal mais aussi dans les pays limitrophes,

Notre équipe


Certains sont là depuis l’époque pionnière en 2003, d’autres ont rejoint l’équipe en cours de route, d’autres encore sont partis vivre de nouvelles aventures professionnelles ; chacun a apporté sa volonté, sa motivation, son savoir faire, son expérience… Bref le Samusocial Sénégal est une structure vivante. Le Samu Social Sénégal compte aujourd’hui 28 professionnels, ultra motivés, soutenus en permanence par les chargés de programme et de formation du Samu Social International.

                                               Nous avons besoin de vous ! Nous comptons sur vous !
                               AU NOM DES ENFANTS DES RUES DE DAKAR, MERCI POUR VOTRE SOUTIEN

                                                                                                         www.samusocialsenegal.com  

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