Association Solidar'Enfance - "Une BD pour relater l'histoire des Talibés"

par Solidar'Enfance

Cette collecte est terminée.

Association Solidar'Enfance - "Une BD pour relater l'histoire des Talibés"

par Solidar'Enfance

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Projet de création d'une bande dessinée sur les conditions de vie des enfants des rues nommés "Talibés" à Saint-Louis au Sénégal

Présentation du projet

 

Notre projet consiste en la création d'une bande dessinée portant sur les conditions de vie des enfants des rues nommés "Talibés" à Saint-Louis au Sénégal. Un talibé  est un enfant envoyé en ville pour apprendre le Coran et qui, la plupart du temps, se retrouve à vivre dans la rue, à mendier, est victime de forme "d'esclavage" et de maltraitance morale et physique. L'histoire de la BD a été construite avec des Talibés au mois de juin 2014. Celle-ci, une fois créée et éditée, servira de support/outil pédagogique à toute structure souhaitant sensibiliser le grand public à des questions autour de l'Enfance dans le monde, de la Culture,...


                                

 

  • Contexte : Saint-Louis, Sénégal

Une ville parmi les plus grandes villes du Sénégal. Située tout au Nord du pays. Selon l'Organisation des Nations-Unies, Saint-Louis comptait en 2011 près de 277 245 habitants. Selon l'association La Maison de la Gare, il y aurait 15 000 enfants talibés dans les rues de la ville, et 326 Daaras.


 

 ·       Les enfants Talibés : qui sont-ils ? 

Ce sont des jeunes garçons envoyés par leur famille, souvent très pauvres, dans des écoles religieuses les "Daaras" pour étudier le Coran. Mais si en théorie ils sont censés recevoir une éducation de base et apprendre le livre sacré, en réalité, un grand nombre de ces enfants sont victimes de formes d'esclavages. Ils se retrouvent dans les rues à mendier de l'argent et de la nourriture pour le Marabout (maître coranique du Daara), et ne revoient leur famille que très rarement. Ces talibés ont des conditions de vie extrêmement difficiles.



Heureusement, les "Daaras" évoluent et apparaissent aujourd'hui des "Daaras modernes" vers lesquels on oriente les familles, où l'enfant est bien plus respecté. Mais les conditions de vie restent très précaires à cause d'un manque considérable de moyens, de fait, les enfants doivent continuer à mendier. La principale aide qu'ils reçoivent vient des associations qui les accompagnent. Ainsi, nous souhaitons appuyer cette évolution positive des Daaras qui sont des institutions par lesquelles beaucoup d'enfants musulmans passent, en contribuant à les soutenir à travers notre création de bande dessinée qui portera sur les conditions de vie des talibés.

 

                                                    

 

 


·       Origine du projet

 

Ce projet est à l’origine d’une des membres du groupe s’étant déjà rendue sur place au Sénégal  et ayant constaté les conditions de vie difficiles des Talibés. Nous nous sommes rassemblées afin d’agir pour faire connaître leur situation, ce qu’ils subissent et faire réfléchir le grand public à ce propos. Nous avons donc monté notre projet à cinq étudiantes de l’Université de Lille 3 et nous nous sommes rendues sur place au Sénégal en juin 2014.                 

Notre action de solidarité internationale consistait à créer avec l’aide de Talibés des Daaras (écoles coraniques) du quartier de Goxu Mbacc à Saint-Louis, l’histoire de la bande dessinée en se basant sur leur vécu, et par le biais d’ateliers d’écriture, de mimes et de dessin. Nous l’avons menée en partenariat avec l’Association Espoir des Enfants de la Rue au Sénégal. Nous avions eu l’accord des marabouts au préalable afin que les enfants puissent prendre un moment dans leur journée pour assister à nos ateliers. Nous avons alors réussi à réunir une vingtaine de Talibés par jour, de 5 à 16 ans, durant 3 semaines, du 07 juin au 1er juillet 2014.

 

 

·       Qui sont les partenaires du projet ?

 

Partenaires techniques :           
Association Le Partenariat    

 

Association AfroBulles   

 

- Association Espoir des Enfants de la Rue  


 

- Association Etudiants et Développement   

 

>  Partenaires financiers :             

- L’école Jean-Jaurès de la ville de Croix (département du Nord)                     
- Un soutien de la mairie de Marcq-en-Baroeul (59)                   
- Un soutien de la ville de Tourcoing (59) par le biais de l’Opération Tourcoing Talents Jeunesse 2014  


- L'association Etudiants & Développement ainsi que ses partenaires Solidarité Laïque et France Volontaires, par le biais du PIEED (Prix des Initiatives Etudiantes pour l'Education au Développement)   
 


- L'association France Volontaires par le biais du FAIVE (Forum des Acteurs et des Initiatives de Valorisation des Engagements) 

 

Partenaires pédagogiques :     

- L’école Jean-Jaurès de la ville de Croix (département du Nord)                    
- L'université de Lille 3 nous avons débuté notre projet en tant qu’étudiantes de l’université en informant, sensibilisant les étudiants (actions d’autofinancement, photos, vidéos).

 

 


· Quels étaient les objectifs de notre action sur place au Sénégal ?

 

-  Permettre un échange interculturel, favoriser une dynamique d’échange          
 - Développer le savoir, savoir-être et savoir-faire des enfants (ouverture d’esprit, écoute, attention, respect, travail en groupe, créativité, imagination à travers la création de personnages, de représentations de paysages,…)  et permettre un épanouissement réciproque (pour eux comme pour nous) 

- Favoriser la mixité sociale en menant des jeux en parallèle de nos ateliers, entre enfants d’une école primaire et talibés  

Confronter les points de vue entre français et sénégalais autour de la problématique de l’accès à l’éducation, à la place de l’enfant dans la société.                            
Permettre à tous de s’exprimer librement, sur leur vécu, développer la communication chez l’enfant et la confiance en soi. Prise d’initiatives et d’opinion des jeunes sur les activités. 

 


·       Quels ont été les résultats de l’action sur place ?        


En matière de résultats, nous avons réussi à mener les ateliers comme prévu (10 ateliers par semaine, le matin et l'après-midi, d'une durée de 3h. Les heures de prières étant respectées.).

Nous avons animé les ateliers selon nos propres compétences (BAFA) en fonction des expériences de chacune (animation d’ateliers d’écriture, de dessin, jeux ludiques, activités sportives…). En ce qui concerne la création même de la BD, nous avions obtenu des conseils par un professionnel de la BD africaine en France et nous avons un appui de sa part depuis notre retour en France. Les enfants se sont, pour un grand nombre, exprimés sur leurs situations de vie et ils ont créé la trame de l’histoire, ce qui nous a permis de mieux cerner les conditions de vie des talibés ainsi que leur culture. Ils ont également réalisé des dessins sur les diverses expériences vécues, sur des représentations qu’ils ont. Nous avons remarqué une grande capacité d’autonomie chez ces enfants si jeunes. Ils se débrouillent par eux-mêmes et sont solidaires en petits groupes.              


                  


·      
Quels étaient les impacts espérés de notre action ?

 

- Pour enfants Talibés : développer de nouvelles vocations artistiques, susciter l’intérêt pour la profession des métiers de bande dessinée, susciter l’engagement, permettre l’expression spontanée de leur quotidien.

- Pour le grand public en France : mettre en débat la culture sénégalaise, animer des actions d’éducation au développement et à la citoyenneté mondiale sur le volet éducatif au sein d’instances scolaires, tenter de réduire les préjugés

- Pour les enfants, jeunes et étudiants en France : développer l’esprit critique face à des problématiques mondiales, une ouverture sur le monde, à d’autres cultures, les inciter à s’engager eux aussi dans des actions de citoyenneté mondiale

 

 

· Quels sont les objectifs spécifiques de notre de la bande dessinée en elle-même ?

 

Informer le grand public ici, en France, par le biais d’un medium artistique original, la bande dessinée, qui permettra de conscientiser la population française sur un sujet social complexe. Le choix de la bande dessinée n’est pas anodin. Les illustrations donnent à voir sur une situation tragique. Celle-ci aura un niveau de discours adapté aux enfants à partir de 10 ans et à tout public adulte. Des soins particuliers seront apportés aux dessins et au discours afin de bien faire passer le message. 

 

Informer au Sénégal de manière à faire entendre ce que vivent les enfants de leur point de vue, leurs situations très difficiles, et déclencher la réflexion et le débat envers la population sur des questions liées à l’enfance, à la religion, etc. 

 

Soutenir l'évolution des Daaras (écoles coraniques où étudient les Talibés) : on remarque aujourd’hui une évolution des Daaras « modernes » où l’enfant est bien plus respecté, mais où les conditions de vie restent très précaires du fait d'un manque considérable de moyens ce qui fait que les enfants doivent continuer à mendier. La principale aide qu'ils reçoivent vient des associations qui les accompagnent. Ainsi nous souhaitons appuyer cette évolution positive des Daaras qui sont des institutions par lesquelles beaucoup d’enfants musulmans passent.

 

Transmettre cet outil qui pourra servir de support de sensibilisation à toute structure qui le souhaite, en France, au Sénégal mais également dans d’autres pays.

 

Autofinancement d’un centre d’accueil de jour et de nuit pour enfants des rues (pour les enfants "Talibés", recevant un enseignement coranique et vivant dans des conditions précaires, fuyant leur maître, le "Marabout" ; pour les enfants issus de familles précaires qui sont aujourd’hui victimes de la situation financière de leur(s) parent(s), et manquent pour certains d'affection, de soins, d'enseignement. Certains travaillent ou n'ont le Daaras comme seule école ; et pour les enfants « perdus », abandonnés ou fugueurs, qui vivent dans la rue, et sont en marge de la société.) à Saint-Louis sur la langue de barbarie là où l’accueil manque réellement, par le biais de la diffusion de la bande dessinée dans différentes instances.

 

 

 

·       A quoi servira l'argent collecté ?

 

> Production de la BD (conception et réalisation, impression de 1500 exemplaires, envoi de la BD aux partenaires du Sud,...)  15 %
> Production d'un guide pédagogique sur l'animation d'ateliers pour sensibiliser grâce à la BD  
(réalisation, graphisme, impression) : 35 %

> Actions de sensibilisation (interventions en milieu scolaire, participation à La Semaine de la Solidarité Internationale, location de salles, de vidéoprojecteur, panneaux d'expositions, interventions des partenaires locaux dans des écoles non coraniques et dans les villages et mise en place d'ateliers/ animations entre talibés et non talibés...) : 40 %              
> Formation et appui (3 formations et appui par un de nos partenaires en France, suivi au Sénégal par notre partenaire pour la réception des BD, l'appropriation de l'outil par les partenaires et autres structures,...) : 5 %

> Communication (impression de flyers, plaquettes de présentation du projet et de l'outil, d'un guide pour s'approprier l'outil, la diffusion auprès du grand public ainsi que dans les structures partenaires ou acteurs de la solidarité internationale,...) 5 %

 

 

L'argent récolté servira principalement aux actions de sensibilisation et à l'impression de la BD qui sera un outil d'Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI). Concernant la création, cela correspond à l’élaboration de la bande dessinée par le dessinateur Alix Fuilu : réalisation de dessins, rédaction de l’histoire et de sa trame, des scénarios,… à partir de l’histoire créée avec les enfants Talibés au Sénégal, des diverses situations servant de scénarios, tout en s’appuyant sur les dessins réalisés par les enfants, d’après leurs représentations, etc.  

Nous aidons également le réalisateur dans la conception de cette BD, en donnant notre point de vue au fur-et-à-mesure sur l’avancée de la BD, les personnages, l’histoire, etc. et en transmettant les messages réels que les enfants ont voulu faire passer à travers les dessins et les scènes. Tous les dessins que nous avons recueillis (réalisés par les talibés) servent donc de support au dessinateur mais ne peuvent pas être réutilisés tels quels étant donné la diversité des dessins et la diversité des âges des talibés qui les ont réalisé (en sachant que certains talibés n’avaient que 5/6ans et ne savaient pas très bien dessiner). 


Si nous obtenons les financements nécessaires pour créer la suite de la bande dessinée et l'imprimer, la BD sera terminée en décembre 2015 pour une édition en janvier 2016. Cela nous permettra de plus de participer au festival de la BD d'Angoulême qui sera déroule fin janvier 2016. 

 

Voici une première idée de ce que sera la bande dessinée, amenée à être modifiée très prochainement :

 



                                                

                                     
 



Alix FUILU, Président de l'association Afro-Bulle - Centre de BD Africaine, et réalisateur la bande dessinée                                              

                               


Notre équipe

 

Nous avons à la base montées ce projet à 5 étudiantes de l'IUT B de l'Université de Lille 3 à Tourcoing. 

                         

                                        

 

Aujourd'hui, nous sommes deux étudiantes de l'association Solidar'Enfance à être  impliquées sur ce projet au sein de l'association :             
                                                          -  

    

 

- Félicie MEESCHAERT, Présidente de l'association Solidar'Enfance 
- Marine CABUSA, Secrétaire de l'association Solidar'Enfance          

 

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 150 euros

Association Solidar'Enfance

Solidar'Enfance

L’association Solidar’Enfance est une association de loi 1901, ayant comme objet de développer des projets de solidarité dans le monde, en partenariat avec d’autres associations, pour venir en aide aux enfants d’ici et d’ailleurs, et aux plus démunis, par diverses actions.

Wendy CANTRAINE
23/06/2015
Anonyme
24/05/2015