435- 1 m'a tué.e

by STOP AUX VIOLENCES D'ETAT

Projet artistique aspirant à mobiliser les citoyen.nes en dénonçant la loi L.435-1 pour contribuer à son abrogation.

The fundraising is over! For more information, please contact the organizing association View the page

En février 2017, une modification du Code de la sécurité intérieure est adoptée par le Parlement. Un article 435-1 est ajouté à ce code, qui modifie les conditions d’usage de l’arme à feu par les policiers, notamment contre des véhicules en fuite. Quelques mois plus tard, l’Inspection générale de la police nationale sonne l’alarme : le nombre de tirs policiers communiqués à ses services a augmenté de 50%. Cinq ans après, l’année 2022 est une année noire : 13 personnes, conducteurs ou passager.es de véhicules ont trouvé la mort sous les balles de la police.

Mon fils El Khalfaoui Souheil a été tué d’une balle en plein cœur par un policier stagiaire lors d’un banal contrôle routier le 4 août 2021. 

Comment un policier peut-il de nos jours en France exécuter un jeune homme de 19 ans, en lui tirant dessus à bout portant, en plein jour, aux yeux de tous, alors que la victime ne présente de danger pour personne ? Depuis ce jour funeste, j’ai réalisé très rapidement que la France a glissé en 2017, lors de la promulgation à l’assemblé nationale de l’article 435-1, dans le camp des nations où le droit de toute personne à la vie n’est plus protégé par la loi.

Après la mort de Souheil, de nombreux témoins oculaires se sont manifestés pour dénoncer les mensonges orchestrés par les syndicats de police dans les médias. Tous ces citoyens voulaient dénoncer l’exécution arbitraire de mon fils. Persuadé que l’I.G.P.N. mènerait une enquête impartiale comme me l’avait promis. Malheureusement, j’ai très vite déchanté. Pas d’enquête de voisinage, pas d’audition des témoins, des vidéos volatilisées, des policiers qui se concertent avant d’être entendus, et j’en passe. Voilà le résultat du travail de l’I.G.P.N. dont l’impartialité pose question à chaque fois qu’elle enquête sur des crimes commis pas des policiers envers des citoyens. 

 

Spectateurs malgré nous de cette dérive écœurante, qui permet à des meurtriers d’être exonérés de toute responsabilité, ma sœur Samia et moi avons décidé d’agir. Bien évidemment, nous avons lancé le combat judiciaire pour que Vérité soit faite sur les circonstances de l’exécution de mon fils par un policier qui n’a vraisemblablement pas supporté que mon fils puisse lui échapper. Ce faisant, nous avons rapidement constaté que de nombreuses familles avaient vécu le même drame que nous. Les circonstances sont parfois différentes, mais le modus operandi de la machine à “innocenter les policiers" est invariant. 

Combattre l’appareil d'État est une tâche où la probabilité de victoire est si infime que cela aurait pu nous décourager d’emblée. Pourtant, la mémoire de Souheil, le soutien de nos proches, le soutien moral du réseau d’entraide des familles de victimes de violences policières nous donnent chaque jour la force de nous surpasser, d’imaginer de nouvelles voies pour sensibiliser chaque Français sur ce “permis de tuer" afin qu’un jour, il choque et écœure chacun. 

Nuancer, dénoncer, informer, sensibiliser sont nos maîtres mots. Au-delà de notre combat judiciaire, nous avons commencé par organiser des ateliers d’informations sur la légitime défense, puis d’autres ateliers publics sur le comportement à adopter face à un contrôle de police qui dégénère. Les retours extrêmement positifs des participants et de certaines institutions nous ont confortés dans nos méthodes. Alors il nous est très vite apparu qu’il fallait trouver un moyen d’expression qui permette d’atteindre un public beaucoup plus large. Ce projet artistique, 435-1 m’a tué.e s’est imposé comme une évidence. 

Nous voyons l’acte artistique comme un moyen d’éveiller les consciences. Aussi nous envisageons cette action comme une œuvre collective, ponctuée de ponts entre nos disciplines respectives (design graphique, peinture, vidéo et photographie). 

Telle est la vocation de notre projet artistique pluridisciplinaire : faire connaître cette loi et ses conséquences tragiques mais surtout créer une communauté qui participera activement à la revendication d’une réaction politique. 

 

 

Tout commence par une grande campagne d’affichage nationale de quatre visuels (au total 50.000 impressions) avec cette phrase accusatrice : “435-1 m’a tué.e !”. Cette affirmation percutante doit attiser la curiosité du public, l'amener à suivre le projet sur les réseaux sociaux et à se poser les questions suivantes : “Qu’est ce que c’est, 435-1 ?”, “Qui a été tué et pourquoi ?”

Une série de vidéos en motion design se chargera d’y répondre dans une démarche de sensibilisation et de vulgarisation de l’article de loi 435-1. 

Par la suite, dans l’espace urbain, peintures et photographies viendront raconter l’histoire symbolique de la loi 435-1 et de ses conséquences, à travers des images fortes pouvant impacter émotionnellement et susciter une réflexion chez un large public. Des séries de vidéos documentaires viendront prolonger cette réflexion sur les réseaux sociaux et ouvrir un débat public, à travers différents points de vues éclairés. 

 

Convaincus que l’art est un moyen puissant de documenter, capturer des moments de vérité, de transmettre des émotions, notre travail inspirera une réflexion sur la justice et l’équité, et accompagnera la démarche d’une proposition de réécriture de la loi. Cette dernière aura été rédigée en amont par une agora de juristes, philosophes, sociologues, politiciens, familles de victimes. Nous espérons réunir suffisamment de signatures pour que les députés se saisissent du sujet ou qu’une séance publique à l’Assemblée Nationale soit spécifiquement organisée. 

 

Description of expenditure items

 

Les fonds récoltés permettront de

  • Financer les frais de production du projet
  • La location des studio de tournage, de photo et de productions.
  • La location de matériel audio et vidéo pour la réalisation des différentes vidéos.
  • Les impressions des affiches, des reproduction des peintures et des différents éléments de communication (bâche, tract, stickers etc…).
  • Rémunérer ou défrayer les artistes, les techniciens, les militants dans la création du projet, dans leur déplacements pour les différentes actions…

Final beneficiaries of the collection

Association SAVE (Stop aux violences d’état) dans le but de financer le projet 435-1 m’a tuée.

Carriers of the project

L'équipe a été constituée par Issam El Khalfaoui et Samia El Khalfaoui en septembre 2022 pour créer le projet 435-1 m'a tué.e.

C’est à la mort de Souheil, le fils d’Issam, victime de la L.435-1, qu’ils ont commencé leur action militante. Depuis ils ont créé l’association Stop Aux Violences D’etat pour lutter contre les violences d’état illégitimes, tout en continuant leur action en justice (plainte pour homicide volontaire, obstruction à la manifestation de la vérité et faux en écriture publique). Ils s'occuperont du pôle production sur ce projet, accompagnés par Anne Dani, consultante et amie proche de la famille.

Le pôle recherche et documentation est animé par Fabien Jobard. Fabien Jobard, Directeur de recherches au CNRS, chercheur en science politique sur les questions de police et justice pénale au Cesdip, il prête ici son concours à tout ce qui touche à la compréhension de la loi actuelle (son origine, ses motivations, ses implications) et à ses révisions possibles.

Le pôle artistique se compose de 4 personnes : Jaeraymie, artiste peintre, Julien Boustani, réalisateur vidéaste, Juliette Jacobs, photographe documentaire et artistique, et Carlotta Origoni, artiste designer graphique.

Location of the project

France
5 005 € collected
Goal : 30 000 € Contribute to the project
58 contributors

Share the collection

435- 1 m'a tué.e

by STOP AUX VIOLENCES D'ETAT

Funded at 17% - 5 005€ / 30 000€
Contribute to the project

100% secure payment platform

All banking information to process this payment is completely secure. Thanks to SSL encryption of your banking data, you are assured of the reliability of your transactions on HelloAsso.

VISA MasterCard Carte Bleue PCI-DSS