La campagne de dons continue...


Je n'imaginais pas une telle participation, un tel soutien. Merci infiniment !!!

Le film est dans la boîte, bientôt beau et fort, grâce à vous, et nous allons pouvoir le présenter au monde...

Reste la dernière étape : lancer sa diffusion, préparer sa sortie et faire en sorte qu'il soit vu le plus largement possible.

Les dons supplémentaires serviront à la création des copies cinéma et autres supports de diffusion, à la création et l'impression des affiches et autres supports de communication, à l'inscription du film en festival national et international, à l'organisation de séances privées pour la presse, à la création de séances débats à travers la France. 

J'ai tellement hâte de m'asseoir dans une salle de cinéma à vos côtés pour le regarder et en discuter !

Dans peu de temps je l'espère... C'est la dernière ligne droite ! Un immense merci encore.






Un film sur l'exil


L’Aventure, c’est une histoire qui se passe dans les montagnes où je suis née et où je vis encore.

Une histoire de rencontres, de bouleversements, de transformations.

Des hommes et des femmes sur les routes de l’exil trouvent le courage de passer de l’Italie à la France par nos cols de montagne, à pieds, au péril de leur vie.

Ils arrivent dans la ville de Briançon, sont accueillis, réchauffés, soignés, nourris.

Ils entrent dans nos vies et deviennent Mamadou, Ossoul, André, Charlotte, Justin, Allassane, Oumar, Ali, Adam, Hervé, Aurélia.

Je commence à les filmer.

Surgit alors l’intime de leurs voix qui racontent la route, les cauchemars, les grands espoirs, les manques infinis, les souvenirs d’enfance, les questionnements sans trêve, les ressources où trouver les forces de se lancer dans ce qu’ils appellent l’aventure.

Peu à peu, les montagnes résonnent de leurs histoires à tous, les paysages de mon enfance se redessinent et deviennent le théâtre de l’exil, aux échos universels.

L'Aventure c'est un film qui se déroule au fil des saisons et des rencontres, sur deux ans. C’est une histoire d’amitiés et d’émotions dévoilées, de portraits qui se dessinent et se creusent jusqu’à ce que chacun puisse se reconnaître en l’autre, se mettre à sa place et le comprendre.





La genèse du film


Pour moi, tout a commencé il y a trois ans. J’allumais un feu dans ma cheminée et je froissais les pages du quotidien local.

Une photo m’a arrêtée : celle d’un jeune homme noir allongé sur son lit d’hôpital, amputé des deux pieds.

L’article expliquait que Mamadou, âgé de 26 ans et originaire du Mali, s’était retrouvé bloqué par la neige en franchissant le col de l’Échelle, entre l’Italie et la France, pas très loin de chez moi.

C’était le tout premier à tenter ce passage dans nos montagnes.

Je me souviens avoir eu mal et honte. Un malien à pieds dans nos montagnes ?

Dans nos montagnes. Je me suis sentie responsable. Pas de l’accident, mais de la vie que Mamadou recommençait chez nous, avec nous.





J’ai commencé à aller voir Mamadou à l’hôpital régulièrement et à filmer sa lente reconstruction.

Puis d’autres exilés sont arrivés à Briançon, du Soudan et de l’Afrique francophone.

Quelques mois plus tard, ils étaient si nombreux que la ville a mis à leur disposition un bâtiment désaffecté, tenu par des bénévoles. Un lieu d’accueil d’urgence, pour quelques jours ou quelques semaines.

Petit à petit, leurs histoires à tous sont rentrées dans ma vie, elles l’ont élargie de force, complexifiée, densifiée.

 J’ai d’abord été impressionnée et émue qu’ils arrivent dans nos montagnes, attentive et admirative quand je suis allée les rencontrer.

Et puis j’ai été bouleversée par les échos de leur parcours, je me suis sentie chavirer avec certains d’entre eux, plonger parfois au grès de l’approfondissement de nos relations.

Je me suis endormie chaque soir en pensant à ceux qui allaient traverser la frontière de nuit, sous la neige, dans le vent ou sous la pluie, et repensant à ce que d’autres m’avaient confié de leur vie.





 

Près d’eux, j’ai découvert le temps complexe de l’exil.

Enfin arrivés au bout d’un long parcours, épuisés, ils restent captifs d’une démarche administrative laborieuse, peinant à se projeter, à se reconstruire, à se lancer dans une vie nouvelle.

Pendant plusieurs mois au moins, ils ne sont pas des immigrés qui peuvent travailler, des réfugiés ayant obtenu l’asile.

Ils sont des migrants, suspendus dans le vide, attendant de savoir s’ils pourront s’installer quelque part pour recommencer leur vie.

C’est ce temps transitoire que j’ai eu envie de raconter, cet entre-deux qu’ils vivent dans le huis-clos de nos montagnes, confrontés à ce nouvel environnement fort, obligés de se tourner vers de nouveaux éléments et de nouvelles personnes pour reprendre pied.

J’ai eu envie de l’écrire dans la temporalité et la densité de nos rencontres, comme une histoire au présent, le leur et le mien, au cours des saisons.








Parce qu'ils sont héroïques, riches de qualités exceptionnelles et singulières, rarement mises en avant dans le traitement médiatique qui leur est fait.

Parce que nous partageons pour un temps le lieu où je suis née et où je vis encore.

Parce qu'ils ont emmené dans ce lieu toute leur force et leur désir de vivre, qu'ils ont transformé nos vies et les ont enrichies.

Le projet de ce film est né de ces évidences, comme une nécessité.








Les besoins du film aujourd'hui

Comme pour mes documentaires himalayens, j’ai tourné seule, assurant la prise de vue et la prise de son seule. Pour moi la seule façon de m’approcher au plus près des personnes que je filme, d’être dans un face à face à égalité. Ce parti pris, certainement hérité de ma formation d’ethnologue, a été la clef de réussite de mes précédents films. Si j’y perds peut-être parfois en qualité d’images ou de sons, j’y gagne infiniment dans la qualité des relations. Ce qui m’importe le plus.

Alors j’ai filmé pendant plus de deux ans, avec un plaisir immense, Mamadou, Ossoul, André et les autres mais aussi les paysages extrêmement contrastés et changeants de nos montagnes.

 

Pour la première fois, j’ai décidé de commencer le montage seule. Je voulais être en mesure de présenter aux maisons de production et aux chaînes de télévision ou aux diffuseurs un projet solide et clair. Je voulais aussi être libre dans l’écriture de ce film, aller le plus loin possible dans mes intuitions et intentions.

Après quelques semaines de pratique sur Final Cut Pro X, j’étais suffisamment à l’aise pour construire seule mes séquences et mon récit.

J'ai travaillé sur ce montage pendant près de six mois pour arriver à un film de 75 minutes qui a déjà toute sa force et dont je suis très heureuse mais qui n'est pas encore fini.

 

Pour finir le film, pour qu'il soit vu en festival, mais aussi au cinéma, je dois faire appel à des professionnels pour les postes suivants :

-       Quatre semaines de montage image avec un vrai monteur (!) :  20 X 400 = 8000 €

-       Trois semaines de montage son : 15 X 400 = 6000 €

-       Quatre jours de mixage son : 4 X 900 = 3600 €

-       Cinq jours d’étalonnage : 5 X 950 = 4750 €

-       Des frais de traduction et des frais de sous-titrage : 1000 €

-       Des droits musicaux ou une composition originale : 7000 €

         + les contre-parties du financement (DVD, livrets) = 1250 €

                                                                Soit un total de 31 600 Euros

 


L'équipe du film 


A la technique (prise de vue, prise de son et jusqu'à présent montage), je suis seule.

Mais j'ai l'impression de faire un film collectif auquel participent déjà tellement de personnes !

Il y a les héros de mon film, bien sûr, Mamadou, Ossoul, André, Allassane, Charlotte, Hervé, Justin, et tous ceux qui ont accepté de me faire confiance, de s'ouvrir à moi, de me faire partager ce qu'ils sont, ressentent, rêvent.

Il y a aussi en toile de fond, mais une toile de fond essentielle qui permet cette grande aventure briançonnaise, tous les hommes et les femmes qui se sont impliqués dans l'accueil, des héros eux-aussi, humbles et nécessaires.

J'ai appris tellement au contact des uns et des autres ! Nous avons partagé de telles intensités de vie !

Ce film est le leur, le nôtre. Celui d'une humanité que l'on rêve et qui se manifeste, à travers des gestes répétés, des liens tissés, des toutes petites choses quotidiennes, dans toute sa force.

Un immense merci à toutes les personnes de cette belle aventure.

Un immense merci à vous tous, d'y participer aujourd'hui et de rendre possible la mise au monde de ce film.

Qu'il voyage et touche un large public !




Donner 10 euros

Un immense merci ! Votre nom au générique.

Donner 30 euros

Un immense merci ! Votre nom au générique + un lien de visionnage du film (après sa sortie au cinéma).

Donner 50 euros

Un immense merci ! Votre nom au générique + un DVD du film (après sa sortie au cinéma).

Donner 80 euros

Un immense merci ! Votre nom au générique + un DVD du film (après sa sortie au cinéma) + un carnet de tournage édité sur papier.

Donner 600 euros

Un immense merci ! Votre nom au générique + un DVD du film (après sa sortie au cinéma) + un carnet de tournage édité sur papier + une projection privée du film en présence de la réalisatrice (après sa sortie au cinéma, frais de transport et d'hébergement à votre charge).

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15/01/2020
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