Journée des droits des femmes : quelles activités associatives organiser ?

Vectrices de l’information et de valeurs, œuvrant pour l’engagement socio-solidaires, les associations ont un rôle majeur à jouer dans les enjeux sociétaux. Ainsi, de nombreuses associations œuvrent au quotidien pour accomplir cette mission intrinsèque de sensibilisation, d’aide sociale et médicale, à travers des ateliers, événements et des actions de communication. La journée internationale des droits […]

Vectrices de l’information et de valeurs, œuvrant pour l’engagement socio-solidaires, les associations ont un rôle majeur à jouer dans les enjeux sociétaux. Ainsi, de nombreuses associations œuvrent au quotidien pour accomplir cette mission intrinsèque de sensibilisation, d’aide sociale et médicale, à travers des ateliers, événements et des actions de communication. La journée internationale des droits des femmes est une date importante dans le paysage associatif et fait parte intégrante de leur planning de communication. Engagées au quotidien ou organisatrice événementielle, voyons comment les associations s’engagent et s’appuient du 8 mars pour communiquer leur message et transmettre leur valeurs.

Pourquoi fête-t-on la journée des droits des femmes ?

Les femmes dans le Monde

Mettons de côté l’aspect « marketé » commercial de cette journée du 8 mars pour rappeler l’importance de l’enjeu et mettre en lumière les défis au quotidien des femmes dans la société.

En 1977, les Nations Unis ont officialisé la date du 8 mars comme une journée internationale pour inviter les pays à célébrer, soutenir et faire le bilan de la situation des femmes dans le Monde.

Ainsi, une telle journée va permettre de rappeler certains faits qui ne doivent pas tomber dans les oubliettes du passé :

  • la femme n’a le droit de vote que depuis 1944 en France (à titre d’information, vers 1900 pour l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les pays Scandinaves et certains états d’Amérique)
  • 1,3 milliards de personnes vivent dans la pauvreté dont 70 % sont des femmes (source du site web des Nations Unies) – dans les zones urbaines, 40 % des foyers les plus pauvres sont dirigés par des femmes (source du site web des Nations Unies)
  • en France 130 femmes en moyenne sont tuées annuellement par leur ex- ou conjoint actuel (vs 30 pour les hommes)
  • seul 1 groupe du CAC40* est dirigé par une femme, la société Engie (*les 40 entreprises les plus abondantes représentatives de l’économie globale de France)
  • en France on a dû instaurer la loi Copé-Zimmermann en 2011 pour imposer des quotas de parité hommes
  • femmes dans les conseils d’administration et de surveillance car les femmes étaient trop peu ou tout simplement pas représentées
  • dans le milieu scolaire, 1 femme sur 10 est harcelée et moins de 10% des victimes d’agressions sexuelles portent plainte.

Cette liste non exhaustive de faits ne minimise en aucun cas les violences faites aux hommes, envers la communauté LGBT et ne met pas de côté le non genré.

Être engagée

Le féminisme par définition est la voix d’un ensemble d’opinions visant à préconiser l’égalité homme – femme et le rôle des femmes au sein de la société. Etre une association féministe est en soi un acte d’engagement pour œuvrer à une égalité identitaire au sein d’une entreprise, de la société, lors d’activités.

Toutefois, cette notion de « féminisme » est, à tort, depuis quelques années connotée et parfois associée dans les médias à des actes virulents et réducteurs. De plus, ce terme est parfois difficile pour les personnes non genrées ou les hommes de s’y identifier.

Le témoignage de Tiphany de l’association Ru’elles Strasbourg : « Après le 1er confinement, il y a eu une forte vague d’agressions et d’harcèlements de rue à Strasbourg subis par les femmes. J’ai d’abord voulu créer un groupe Facebook pour leur proposer un espace sécurisé et libre d’expressions mais l’association s’est vite présentée à moi comme une solution pour mener des actions. Au lancement, le sujet du positionnement à travers les mots a été un réel sujet. Le public était mixte, de tout âge et de tout horizon. en plus d’apporter notre soutien aux victimes, Ru’elles a réussi à capter l’attention de femmes et d’hommes qui n’étaient à la base pas sensibilisés aux causes défendues par le féminisme. Je voulais une association qui ne soit ni idéologisée, ni politisée ni affiliée à un mouvement. Mon objectif était d’avoir des messages forts de soutien mais neutres et que toutes puissent se reconnaître et s’identifier. Il y a des associations qui se revendiquent féministes et je trouve ça très bien ! Ce n’est pas notre cas, et il en faut pour tout le monde »

Vers un mouvement d’inclusion et de diversité

Ainsi, derrière cette appellation de « Journée des droits des femmes », ce sont également les notions d’inclusion et d’égalité pour tous qu’il faut y voir. Cette journée est un moment propice pour mener des actions qui visent à prévenir de certaines situations discriminantes liées à un handicap, à l’âge, l’origine sociale, l’orientation sexuelle, le genre ou l’apparence physique par exemple.

On parlera ainsi d’inclusion et de diversité pour souligner la richesse et l’importance d’accepter dans nos sociétés tout individualité pour arriver à une diversité cognitive.

Le témoignage de David de l’association La Chance, pour la diversité dans les médias : « Notre association œuvre et milite pour une plus grande richesse de profils dans les médias : sociale, genrée, handicap…. La diversité et la mixité des profils amènent le débat au sein d’une entreprise, de la société et dans les rédactions des médias. Avoir un journaliste issu de zone rurale, d’un centre-ville ou d’un quartier prioritaire apportera une richesse dans le débat et l’échange. Il est important d’œuvrer pour cette diversité dans les métiers journalistiques car cela va permettre à la population de s’identifier également ! Si tous nos représentants sont de la même couleur, issus du même quartier, avec la même opinion et la même façon de penser, leurs compétences ne sont pas remises en cause mais le débat et les solutions apportées vont en pâtir. »

D’ailleurs, HelloAsso est fier d’accompagner des associations qui agissent pour une meilleure inclusion et diversité en leur offrant un moteur de recherche pour donner un maximum de visibilité à leurs actions.

Quelles actions pour la journée des droits des femmes ?

A l’image du mouvement Movember et Octobre Rose ou des actions Téléthon, les associations ont comme objectif de sensibiliser et attirer l’attention de la population sur des sujets parfois sensibles, parfois oubliés, parfois qui ne nous touchent pas directement.

Que ce soit des actions ponctuelles ou des campagnes récurrentes lissées sur l’année, le mouvement pour célébrer les droits des femmes et la diversité peut se décliner sous de nombreuses formes : événements, ateliers pour prendre la parole, faire connaitre et améliorer notre perception.

Journée de démonstration

Proposer aux entreprises d’intervenir pour parler d’inclusion et de l’importance de la diversité pour créer une richesse sociale.

Pièces de théâtre

Organiser des pièces de théâtre autour d’un mouvement phare ou date clé sur les droits de vote des femmes par exemple.

Conférences et ateliers

La mise en place d’un atelier ou stage est un bon moyen pour sensibiliser à travers le retour d’expérience d’une personne ou en faisant appel à des formateurs experts sur un sujet. Pensez à viser des créneaux de fin de journée ou sur le wk pour toucher le maximum de participants.

Pour trouver des espaces, tournez-vous vers les Mairies ou cafés associatifs qui organisent des prises de parole et qui ont parfois des espaces disponibles.

Le témoignage de Tiphany de l’association Ru’elles Strasbourg : « Nous communiquons toute l’année sur les réseaux sociaux, c’est notre force numéro 1 pour véhiculer un maximum d’informations et de messages. Nous organisons aussi des ateliers encadrés par des professionnels qui sont bénévoles au sein de l’association. Les ateliers de self-défense fonctionnent très bien. C’est un moyen de se réapproprier son corps et le contrôle de soi après une agression subie. Nous cherchons aussi des ateliers alternatifs comme les « Ateliers expression par le mouvement » : ce sont des ateliers pendant lesquels les femmes vont utiliser le dessin ou le mouvement pour exprimer ce qu’elles ont subi ou pour se libérer. »

Projection de film

Pourquoi ne pas projeter un film autour de l’inclusion ou de l’histoire et place des femmes dans la société ?

Promenade historique

Vous habitez dans une ville qui a été le berceau d’une historienne, physicienne ou influenceuse ? Organisez une visite guidée qui racontera anecdotes et histoire.

Tournoi de jeux vidéos

Les gameuses sont de plus en plus nombreuses dans le monde du jeu vidéo. Organiser un concours de jeu vidéo attirera autant d’hommes que de filles. De plus, de nombreux jeux vidéos mettent des filles dans des rôles principaux ou secondaires.

Communiquer sur votre événement du 8 mars

Pour faire connaître vos actions, il est indispensable de dépasser le stade du bouche à oreille. Les moyens digitaux sont nombreux et s’avèrent particulièrement efficaces. Fixer vos objectifs, votre cible souhaitée et lancez-vous !

Si votre budget le permet vous pouvez réaliser des actions publicitaires mais une bonne communication réalisée dans les temps pourrait suffire.

Site internet

En utilisant les outils gratuits de HelloAsso, vous aurez automatiquement une page visible sur internet dédiée à votre association que vous pouvez librement (et fortement recomandé 😉 ) personnaliser à vos couleurs (image, textes…).

Cette page au nom de votre association est votre « carte de visite ». C’est dans la partie description que vous pouvez exprimer les valeurs et les missions de votre association au quotidien.

Chaque campagne y sera rattachée et aura sa propre page. Ainsi si vous organisez un spectacle ou une action caritative lors de la journée du 8 mars, une page sera créée et personnalisable. Cette campagne sera, après activation de votre part, partageable sur les réseaux sociaux 🙂 !

L’effet est immédiat et le lien de votre page Association pourra être communiquée sans délai.

Vous pouvez également complémenter votre présence digitale en ayant un site à votre nom propre. Vos formules de don ou de billetterie pour votre événement du 8 mars est intégrable via API sur votre site.

Ce site internet est à l’heure actuelle indispensable. Il véhicule vos valeurs, votre identité et communique les informations nécessaires pour votre audience et futurs adhérents ou donateurs.

Les Réseaux sociaux

Lors d’évènements ponctuels comme une prise de parole ou une pièce de théâtre pour la Journée des droits des femmes, les réseaux sociaux sont le gage de la viralité.

Il est important de ne pas communiquer trop en amont. Les réseaux sociaux sont appelés du « snacking » et les informations circulant peuvent avoir une très grande ampleur mais à très court terme. Par exemple, une publication sur votre fil Facebook n’aura une durée de vie que de quelques heures.

Ainsi, pour mettre en avant et faire perdurer votre événement, il faut penser à « épingler » vos posts les plus importants.

Ne plus, la petite astuce est de penser aux #.

Les recherches sur instagram ou twitter se font par mots-clés. Ainsi il serait intéressant de rechercher les mots les plus utilisés par votre audience et les utiliser.

#journeedelafemme #lgbt #droitdesfemmes #actionfemme …

Le Live

Lors de la Journée internationale des droits des femmes, nombreuses sont les associations à organiser des webinaires ou conférences.

Pour communiquer sur ce live, il faudra penser par exemple à :

  • demander à vos intervenants d’en parler sur leurs réseaux sociaux
  • d’épingler votre post sur vos réseaux sociaux
  • de mettre sous forme d’encart ou de bannière un message sur votre site internet
  • de partager votre billetterie créée sur HelloAsso sur vos réseaux sociaux
  • imprimer des affiches à publier sur les panneaux d’affichage de votre commune par exemple.