Le comité de la Charte Don en confiance confirme sa volonté de privilégier des modes de collecte éthiques

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Quelle que soit la cause soutenue et le mode de collecte, la transparence financière et la juste utilisation des dons récoltés, restent en tête de liste des préoccupations des donateurs. C’est pour renforcer cette confiance et garantir une éthique que le label et la charte Don en Confiance ont été créés.

C’est à ce titre que le 21 février, le Conseil d’administration du label Don en Confiance, a entériné une contrainte importante dans le contrôle éthique des associations qu’il labellise, en confirmant l’interdiction de rémunérer des prestataires de crowdfunding en fonction des montants collectés.

Renforcer la confiance tout en s’adaptant à la diversité des financement

A l’origine de la charte et dans un souci de probité et de transparence financière, la règle II.7.1 de la charte stipule : “L’organisation labellisée Don en Confiance, s’interdit toute rémunération liée au montant des sommes collectées. Cette exigence s’adresse aussi bien aux  acteurs internes tant salariés que bénévoles qu’aux agences, conseils et prestataires contribuant à générer de la collecte de fonds”.  

En 2016, devant le succès de nouveaux modes de collectes et particulièrement du crowdfunding en ligne, le Comité éthique de la charte Don en Confiance s’était laissé la possibilité, sans toutefois changer ses règles de contrôle, d’expérimenter ce type de collecte. Il avait ainsi autorisé exceptionnellement et pour une période test de deux ans, les organismes labellisés à avoir recours à des plateformes de financement participatif et à rémunérer celles-ci sur le modèle des commissions ou frais de traitement.

Le 4 mars dernier, le Conseil d’administration du Comité de la charte Don en Confiance a annoncé abandonner cette dérogation relative à la rémunération des acteurs de collecte après les 2 ans d’expérimentation, au motif “de l’inutilité pour la plupart des organisations”.

L’éthique en tête des priorités

Cette annonce est une bonne nouvelle pour plusieurs raisons. D’une part cette décision conforte des choix de modèles alternatifs comme microDON ou HelloAsso. Convaincus qu’il était inenvisageable d’imputer aux associations des frais de collectes qui viendraient impacter leurs actions, ces deux structures ont fait le choix de n’appliquer aucune commission aux associations qui utilisent leurs services.

“Nous nous réjouissons de cette nouvelle qui vient conforter notre engagement. Nous sommes parmi les pionniers à avoir démontré qu’un modèle sans commission était possible. Voilà ainsi 10 ans qu’à travers nos solutions, comme L’ARRONDI solidaire, 100% des sommes collectées sont reversées aux associations.”

Pierre-Emmanuel Grange, Fondateur de microDON.

Ces modèles ont fait leur preuves : plus de 30 millions de dons réalisés via L’ARRONDI solidaire pour des milliers d’associations pour microDON, et plus de 100 millions d’euros collectés au profit de 65 000 associations sur HelloAsso. Que ce soit par le sponsoring d’entreprises partenaires ou par la rémunération avec des contributions volontaires, ces deux acteurs de l’économie sociale et solidaire ont dans les deux cas trouvé un modèle leur permettant d’assurer le reversement intégral des sommes collectées aux bénéficiaires.

“L’entière gratuité pour les associations, c’est une conviction qu’on avait dès le départ et qui nous a fait faire le choix d’un modèle économique alternatif, cette décision d’un acteur majeur comme le Comité de la charte Don en Confiance signifie beaucoup pour nous.”

Léa Thomassin, Co-fondatrice de HelloAsso

Collaborer avec microDON ou HelloAsso permet donc aux organismes labellisés Don en Confiance de profiter de nouveaux canaux de financement tout en respectant la règle II.7.1. Ils ont également la garantie d’une collaboration avec des acteurs exclusivement dédiés aux associations et qui ont en commun des valeurs associatives telles que l’action collective et l’intérêt général.

Et comme le rappelait Jean-Pierre Duprieu, président du Don en Confiance, dans son édito du 27 février 2019 dans JurisAssociations,  “chaque acteur se doit, dans son domaine d’intervention, de donner des gages d’exemplarité en matière de déontologie et de recourir à un fonctionnement le plus transparent possible”.

Léa Thomassin, Co-fondatrice de HelloAsso
Pierre-Emmanuel Grange, Fondateur de microDON.

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